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Metteurs en scène d’ici

Jean Gascon | Paul Buissonneau | Jean-Pierre Ronfard | André Brassard | Gilles Maheu |
Brigitte Haentjens | Lorraine Pintal | Denis Marleau | Robert Lepage | Serge Denoncourt

Jean Gascon (1921-1988)

© TNM, photo d'Henri Paul
Jean Gascon dans L'Avare de Molière, TNM, 1963.

Titre : L'Avare

Auteur : Molière

Production : Théâtre du Nouveau Monde, 1963

Mise en scène : Jean Gascon

Décors : Mark Negin

Costumes : François Barbeau.

Reconnu comme une figure incontournable de l'histoire du théâtre professionnel au Québec, Jean Gascon compte parmi les initiateurs de deux des plus importantes institutions théâtrales canadiennes. Étudiant en médecine et comédien amateur au sein des Compagnons de Saint-Laurent, il poursuit après la guerre sa formation d'acteur en France à l’École du Vieux Colombier. Il revient à Montréal en 1951 et fonde avec Jean-Louis Roux, Éloi de Grandmont, Gabriel Gascon, Georges Groulx, et Guy Hoffmann, le Théâtre du Nouveau Monde. Le TNM acquiert rapidement ses lettres de noblesse, et des mises en scène de Gascon, surtout des Molière dont La Jalousie du barbouillé (1955) et Le Malade imaginaire (1958) tournent en France. Cet acteur à la voix basse et profonde joue régulièrement au TNM – notamment dans L’Avare et Richard II – et y monte du répertoire dont Shakespeare, Tchekhov, Claudel. En 1960 il co-fonde l'École nationale de théâtre qu'il dirige pendant trois ans. De 1968 à 1974, il devient le premier canadien à diriger le Festival de Stratford (Ontario) où il met en scène plus de vingt-cinq productions, augmentant ainsi le rayonnement national et international de cette institution. De 1977 à 1984, il est directeur du théâtre au CNA à Ottawa. Il laisse le souvenir d’un grand patron de théâtre, comme Jouvet en France ou Laurence Olivier en Angleterre.

© TNM, photo d’Henri Paul
Jean Gascon et Jean-Louis Roux dans Richard II de Shakespeare, TNM, 1962.

Titre : Richard II

Auteur : William Shakespeare

Traduction : Jean-Louis Roux

Production : Théâtre du Nouveau Monde, saison 1962-1963

Mise en scène : Jean Gascon

Décors et costumes : Robert Prévost

Musique : Gabriel Charpentier

Combats : Georges Carrère.

 

Avec Jean Gascon :

  • Côté cour, côté jardin… (1953), Roger Blais, 25 min. ; documentaire, extraits de L’Avare de Molière au TNM ; on y voit aussi Denise Pelletier, Jean-Louis Roux et Jean Duceppe.

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Paul Buissonneau (1926)

© Christian Desrochers

On peut considérer Paul Buissonneau comme le père de la mise en scène moderne au Québec. Originaire de France où il a été formé par Léon Chancerel et Hubert Gignoux, cet homme public truculent arrive au pays en 1950 avec les Compagnons de la chanson. Pour une génération de téléspectateurs, il représente Picolo, personnage fantasque aux accents de commedia dell’arte. Il se fait aussi connaître avec La Roulotte, un théâtre ambulant qui a servi de rampe de lancement à de nombreux talents comme Yvon Deschamps, Clémence Desrochers ou Gabriel Arcand. En 1955 il co-fonde la Compagnie du Théâtre de Quat'Sous qui, en 1965, élit domicile dans une ancienne synagogue de l'avenue des Pins à Montréal. Metteur en scène imaginatif, Paul Buissonneau fait preuve d'une audace formelle ; il s'approprie avec ludisme et amour du métier des textes comme Orion le tueur (1955), La tour Eiffel qui tue (1956, 1976), Théâtre de chambre (1977) de Jean Tardieu, Faut tuer la vieille (1969) de Dario Fo, Les Chaises (2000) d’Ionesco et Le Cabaret des mots (2002), un collage de textes du poète surréaliste Jean Tardieu. Cet artiste, qui se considère comme un « plombier » du théâtre a rassemblé certains de ses souvenirs dans Comptes de ma mémoire.

© André Cornellier
Jean-Pierre Cartier, Louis de Santis, Ève Gagnier, Claude Gai, Mireille Lachance, Jean Marchand, Roger Mikael, Jean-Louis Millette, Franciso O'Laechea, Christine Olivier, Jacques Rossy, François Tassé et Carmen Tremblay dans Orion le tueur de Jean-Pierre Grenier et Maurice Fombeure, Théâtre de Quat’ Sous, 1975.

Titre : Orion le tueur

Auteur : Jean-Pierre Grenier et Maurice Fombeure

Production : Le Théâtre de Quat’ Sous, 1975

Mise en scène : Paul Buissonneau

Costumes : François Barbeau

Décor et éclairage : Michel Catudal

Maquillages : Jacques Lafleur.

 

De Paul Buissonneau :

  • Comptes de ma mémoire : à lire tout haut, Stanké.

Sur Paul Buissonneau :

  • Paul Buissonneau ou la vigoureuse impatience de Jean-Marie Bioteau et Olivier Lasser, Lanctôt.

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Jean-Pierre Ronfard (1929-2003)

© Hubert Fielden
Jean-Pierre Ronfard dirigeant une répétition de Vie et mort du Roi Boiteux à Espace Libre aux environs de 1981.

Ayant bu à toutes les sources du théâtre – écriture, jeu, mise en scène, enseignement –, Jean-Pierre Ronfard se reconnaissait volontiers comme un « pillard joyeux ». Né dans le Nord de la France, il a étudié les lettres et la philologie. Il s'installe à Montréal en 1960 à l’invitation de l’École Nationale de théâtre naissante où il assure le poste de directeur de la section française. Il travaille ensuite comme conseiller dramaturgique au TNM et fonde en 1975 le Théâtre expérimental de Montréal avec Robert Claing, Robert Gravel et Pol Pelletier. La séparation du groupe, en 1979, donne naissance au Nouveau Théâtre Expérimental (NTE), situé à Espace libre dès 1981. Avec le NTE, Ronfard écrit et monte de nombreux spectacles marquants dont Vie et mort du roi boiteux (1982), un objet théâtral ludique et résolument contemporain de six pièces constituant un cycle d’une journée amalgamant la dramaturgie grecque à Shakespeare, en passant par Michel Tremblay. Il crée aussi des pièces-laboratoires qui étudient diverses composantes du théâtre : Les Objets parlent (1986), Corps à corps (1993), ou Les Mots (1998). Parallèlement, il a signé des mises en scène dans des théâtres institutionnels dont la dérangeante pièce de Claude Gauvreau Les oranges sont vertes (1972) et Ha ha!… (1978) de Réjean Ducharme.

© Daniel Kieffer
Jean-Pierre Ronfard et Anne-Marie Provencher dans Lear de J.-P. Ronfard d'après Shakespeare, TEM, 1977.

Titre : Lear

Texte et mise en scène : Jean-Pierre Ronfard

Production : Théâtre Expérimental de Montréal, 1977

Concepteurs : Jean-Pierre Ronfard, Monique Mercure, Anne-Marie Provencher, Robert Gravel, Ginette Morin, Robert Claing, Louise Ladouceur, Pierre Pesant.

 

De Jean-Pierre Ronfard :

  • Vie et mort du roi Boiteux, collection théâtre, Leméac.
  • La Mandragore, collection théâtre, Leméac.
  • Les objets parlent dans Cing études, Leméac.
  • Écritures pour le théâtre, 3 volumes, Dramaturges éditeurs.

Sur Jean-Pierre Ronfard :

  • « J'aime bien m'amuser à faire du théâtre », entrevue de Josette Féral dans Mise en scène et jeu de l'acteur, tome 2, Éditions Jeu - Éditions Lansman, 1998, p. 253-277.
  • Entretiens avec Jean-Pierre Ronfard de Robert Lévesque, Liber.

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André Brassard (1946)

© Pierre Desjardins
André Brassard

Metteur en scène québécois majeur, André Brassard a monté plus de cent vingt pièces de théâtre ! Il amorce sa carrière au début des années soixante avec des spectacles de poésie et de contes, puis prend son envol en 1966 avec la mise en scène des Troyennes d'Euripide et des Bonnes de Jean Genet. À l'âge de vingt-deux ans il s'impose avec une création historique : Les Belles-Sœurs (1968), pièce qui marque le début d'une longue et fructueuse collaboration avec l'auteur Michel Tremblay. En plus de Tremblay, Brassard a contribué à faire connaître d'importants dramaturges québécois comme Michel Marc Bouchard avec les célèbres Feluettes (1987), spectacle-phare pour toute une génération d'artistes. Son intérêt pour le répertoire se manifeste par la fréquentation assidue de Shakespeare, Racine ou Beckett. Malgré la diversité de ses réalisations, on remarque deux constantes chez André Brassard : un respect profond pour les acteurs qu'il considère comme des « émetteurs en scène », et une esthétique où cohabitent le banal et le sublime, dans un souci de mettre en évidence les mécanismes de la théâtralité, comme dans son Britannicus (1984) où se côtoyaient la Rome Antique, le siècle de Louis XIV et les années quatre-vingts. Il dirige le Théâtre français du CNA de 1982 à 1990, et la section française de l'École nationale de théâtre de 1992 à 2000.

© Mirko Buzolitch
Ginette Morin et Andrée Lachapelle dans Les Paravents de Jean Genet, TNM et CNA, 1987.

Titre : Les Paravents

Auteur : Jean-Genet

Production : Théâtre du Nouveau Monde et Centre National des Arts, saison 1986-1987

Mise en scène : André Brassard

Costumes : Louise Jobin

Décor : Martin Ferland

Éclairages : Michel Beaulieu

Accessoires: Richard Lacroix.

 

Sur André Brassard:

  • « Entre la mémoire et le désir », Mise en scène et jeu de l'acteur, tome 1, de Josette Féral Éditions Jeu - Lansman, 1997, p. 79-102.
  • André Brassard, stratégies de mise en scène de Claude Lapointe, VLB.

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Gilles Maheu (1948)

© Stéphane Corriveau

Théâtre dansé ou danse théâtrale? Difficile de trancher lorsque l’on observe l'œuvre singulière de Gilles Maheu. De jeune délinquant à libre penseur, il cherche sa propre voie à travers divers maîtres et écoles : Étienne Decroux, Yves Lebreton, Eugenio Barba. Il fonde en 1975 la troupe les Enfants du Paradis qui devient en 1980 Carbone 14, installée d’abord à Espace libre, puis à l'Usine C dès 1995. Avec Carbone 14, il crée des spectacles relevant d’un théâtre d’images – Hamlet-Machine (1987), La Forêt (1994) et Les Âmes mortes (1996) – qui marqueront profondément l'imaginaire des spectateurs et de plusieurs créateurs ; pensons aux soixante tonnes de terre, à la voie ferrée – une vraie! – et aux torches allumées dans Le Rail (1983). Ce théâtre chorégraphié fait place à la force évocatrice des images, à l'expressivité du corps de l'acteur-danseur, et à un espace ludique comme dans Le Dortoir (1988) où les interprètes dansent avec leur lit dans un bal bruyant où chair et métal se confondent. Depuis 1998, il a dirigé des comédies musicales comme Notre-Dame de Paris, d'après le roman de Victor Hugo, Cindy (2002) et Don Juan (2004).

© Yves Dubé
Le Dortoir , écrit et mis en scène par Gilles Maheu, Carbone 14, 1989.

Titre : Le Dortoir

Production : Carbone 14, 1989

Conception et mise en scène : Gilles Maheu

Assistance à la mise en scène : Danièle de Fontenay

Musique originale : Michel Drapeau

Chorégraphie : Danielle Tardif, Gilles Maheu, assistés des interprètes.

Interprètes : Raymond Brisson, Nathalie Claude, Alain Francoeur, Denis Gaudreault, Jeff Hall, Johanne Madore, Rodrigue Proteau, Guylaine Savoie, Jerry Snell, Lin Snelling, Catherine tardif, Danielle Tardif.

Conception des lumières : Martin St-Onge

Costumes : Viviane Roy, Georges Lévesque.

 

Sur Gilles Maheu :

  • « Le Temps de l'instant », dans Mise en scène et jeu de l'acteur tome 2 de Josette Féral, Éditions Jeu - Lansman, 1998, p. 157-176.

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Brigitte Haentjens (1951)

© Guillaume Simoneau

Metteure en scène d'avant-garde, Brigitte Haentjens fréquente l'école de mime de Lecoq, puis immigre en Ontario où elle travaille au Théâtre de la Vieille 17, puis dirige le Théâtre du Nouvel Ontario. Sa mise en scène de la pièce Le Chien (1988) de Jean-Marc Dalpé constitue le sommet de sa « période ontarienne », marquée par des expériences de créations collectives et de théâtre engagé. Arrivée à Montréal, elle assure la direction artistique de la Nouvelle Compagnie Théâtrale (aujourd’hui le Théâtre Denise-Pelletier) jusqu'en 1994, puis fonde sa compagnie, nommée Sibyllines. Intéressée par les textes antiques – Électre (2000) et Antigone, (2002) de Sophocle – Brigitte Haentjens préfère toutefois les auteurs contemporains – Beckett, Koltès, Müller. Son Caligula (1993) d’Albert Camus évoquait la politique contemporaine et l’univers des conseils d’administration de la haute finance. À travers sa lecture subjective des textes, fréquemment marquée par la psychanalyse, elle explore particulièrement les failles secrètes de l’identité féminine, les jeux entre le pouvoir et le sexuel ainsi que la zone où se rejoignent les mythes et l’inconscient. Questionnant l'espace théâtral, elle monte à Montréal La Nuit juste avant les forêts (1999) de Koltès dans un hôtel désaffecté de la rue Ontario, et Hamlet-Machine (2001) de Müller dans une salle de l'Union Française. Elle co-dirige depuis 1998 le Carrefour International de théâtre de Québec.

© Angelo Barsetti
Céline Bonnier et Marc Béland en répétition pour Hamlet-machine de Heiner Müller, Sibyllines, 2001. Aussi présents sur la photo : Louise de Beaumont et François Trudelle.

Titre : Hamlet-machine

Auteur : Heiner Müller

Traduction : Jean Jourdheuil

Production : Sibyllines, 2001

Mise en scène : Brigitte Haentjens

Scénographie : Anick La Bissonnière

Costumes : Julie Charland

Éclairages : Étienne Boucher

Musique : Robert Normandeau.

 

Sur Brigitte Haentjens :

  • Les Rouages de la machine de Stéphane Lépine, édité par Sibyllines.

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Lorraine Pintal (1951)

© Marie-Reine Mattera
Lorraine Pintal

Lorraine Pintal tient une place importante dans le milieu théâtral québécois. Depuis 1992, elle est à la barre de l'une des institutions montréalaises majeures, le Théâtre du Nouveau Monde. Après ses études au conservatoire d’art dramatique de Montréal, elle fait des stages en Europe et aux États-Unis. Dès 1973, elle crée avec sa compagnie, la Rallonge, de nombreux spectacles dans des registres variés. Pintal a monté Molière, Shakespeare, Ionesco, Fassbinder et plusieurs fois Brecht. Elle appartient toutefois à cette génération de créateurs qui cherchent dans l'art une manière de s’approprier la culture québécoise, ce qui la conduira naturellement vers des écrivains comme Michel Tremblay, Marie Laberge, Marcel Dubé, Claude Gauvreau et spécialement Réjean Ducharme dont elle a monté Ines Péré et Inat Tendu (1991), Ha ha!... (1990) et signé l'adaptation et la mise en scène du roman L'Hiver de force (2001). Elle a écrit, mis en scène et joué la pièce Madame Louis 14 (1988), un moment charnière de sa carrière. Qu'elle aborde des créations collectives, des textes classiques ou contemporains, Lorraine Pintal se démarque par une direction d'acteurs sensible et un souci esthétique et scénographique important qui se traduit, depuis la fin des années 1980, par une collaboration soutenue avec la scénographe Danièle Lévesque.

© Yves Renaud
Marie Tifo et Julie Vincent dans Ha ha!... de Réjean Ducharme, TNM, 1990.

Titre : Ha ha!...

Auteur : Réjean Ducharme

Production : Théâtre du Nouveau Monde, saison 1989-1990

Mise en scène : Lorraine Pintal

Costumes : François Laplante

Éclairages : Michel Beaulieu

Scénographie : Danièle Lévesque

Musique : Yves Chamberland

Accessoires : Jean-Marie Guay.

 

Sur Lorraine Pintal :

  • « Avoir une culture générale » dans Mise en scène et jeu de l'acteur, tome 1 de Josette Féral, Éditions Jeu - Lansman, 1997, p. 215-232.

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Denis Marleau (1954)

© Gilbert Duclos
Denis Marleau

Directeur du Théâtre français du CNA depuis décembre 2000 ainsi que cofondateur et metteur en scène attitré d’UBU compagnie de création – appelé le Théâtre UBU avant 2002 –, Denis Marleau a mis en scène plus d'une trentaine de spectacles dont beaucoup ont été diffusés à l'étranger. Ses premiers spectacles-collages utilisent des textes Tristan Tzara, Raymond Queneau ou Samuel Beckett. Dans les années quatre-vingt-dix, Marleau s'intéresse au théâtre allemand, et monte Büchner, Wedekind et Maîtres anciens d'après le roman de Thomas Bernhard. En 1997, il ouvre le Festival d'Avignon avec Nathan le sage de G.E. Lessing, et connaît un succès important ici et en Europe avec Urfaust, tragédie subjective (1999), texte inspiré de l'Urfaust de Goethe et de l'œuvre de Fernando Pessoa. Ce brillant lecteur s’est aussi mesuré à Bernard-Marie Koltès – Roberto Zucco (1993) – et a créé des pièces de Normand Chaurette et Gaétan Soucy. À travers le monde, de nombreuses institutions présentent sa « fantasmagorie technologique » Les Aveugles (2002) de Maeterlinck, dans laquelle les images des acteurs sont projetées sur des masques, réalisant ainsi l'idéal de l'auteur belge pour qui « le symbole ne supporte jamais la présence active de l'homme ». Les mises en scène épurées de Denis Marleau, marquées par la pensée et la rigueur, sondent avec acuité et imagination les profondeurs de la dramaturgie du vingtième siècle.

© Josée Lambert
Carl Béchard, Pierre Lebeau et Hubert Gagnon dans Les Ubs d'après Alfred Jarry, Théâtre Ubu, 1991.

Titre : Les Ubs

Adaptation et mise en scène : Denis Marleau d’après Alfred Jarry

Coproduction : Centre National des Arts, Festival de Théâtre des Amériques et Théâtre UBU, 1991

Musique originale : Jean Derome

Éclairages : Guy Simard

Scénographie : Claude Goyette

Costumes : Lyse Bédard.

 

Sur Denis Marleau :

  • « Une approche ludique et poétique » dans Mise en scène et jeu de l'acteur, tome 1, de Josette Féral, Éditions Jeu - Lansman, 1997, p. 177-197.
  • Alternatives théâtrales, # 73-74 (juillet 2002), ce numéro porte sur Denis Marleau et sur la modernité de Maeterlinck.

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Robert Lepage (1957)

© Sophie Grenier
Robert Lepage - (portrait)

Artiste québécois très actif sur la scène internationale, Robert Lepage a inventé un langage scénique qui se moque des frontières. Après le Conservatoire d’art dramatique de Québec, il se joint au Théâtre Repère où il explore une méthode de création collective, telle que raffinée par le fondateur Jacques Lessard d’après une méthode californienne : REssource, Partition, Évaluation, REprésentation – d'où l’acronyme REPERE. Il crée en 1985 La Trilogie des dragons, un spectacle-fleuve de six heures qui jette les bases de son approche théâtrale hybride : le croisement entre jeu d'acteur, musique, projections et trouvailles technologiques fusionné avec une dramaturgie de l'image et de la métaphore, où un carré de sable devient tour à tour stationnement, jardin ou champ de bataille. Mondialement connu pour ses créations – Les Aiguilles et l'Opium (1991), Les Sept Branches de la rivière Ota (1997), La Face cachée de la lune (2000) – cet adepte du work in progress monte fréquemment Shakespeare, réalise des longs-métrages, joue au cinéma et met en scène des opéras ou des spectacles de musique comme celui de Peter Gabriel. En 1994 il fonde sa compagnie Ex Machina, maintenant installée dans une ancienne caserne de Québec.

© Sophie Grenier
Robert Lepage dans son spectacle solo La face cachée de la lune, Ex Machina, 2000.

Titre : La face cachée de la lune

Auteur et metteur en scène : Robert Lepage,

Production : Ex Machina, 2000

Composition et enregistrement de la musique : Laurie Anderson

Assistance à la conception de la scénographie : Marie-Claude Pelletier

Assistance à la conception des éclairages : Bernard White

Conception des costumes : Marie-Chantale Vaillancourt.

 

Sur Robert Lepage :

  • « Il faut que l'acteur ait une soif de savoir » dans Mise en scène et jeu de l'acteur, tome 2 de Josette Féral, Éditions Jeu - Éditions Lansman, 1998. p. 133-156.
  • Robert Lepage. Quelques zones de liberté de Rémy Charest, l’Instant Même et Ex Machina.

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Serge Denoncourt

© Jean-François Bérubé
Serge Denoncourt - (portrait)

Amoureux de la tradition théâtrale, Serge Denoncourt est connu pour la beauté visuelle de ses spectacles, qui évoquent toujours le théâtre lui-même. Cofondateur du Théâtre de l'Opsis en 1984, Denoncourt a exploré avec le même intérêt les grands classiques – Molière, Corneille, Gorki – et le répertoire contemporain – Botho Strauss, Bertolt Brecht, Howard Barker. Dans le cycle Tchekhov de l’Opsis, il combine intelligemment ces deux passions en adaptant La Mouette : il ajoute au texte de l'auteur russe des bribes de conversations et des réflexions des acteurs lors des répétitions, créant ainsi la magnifique Je suis une mouette (non, ce n'est pas ça) (1999), pièce originale en dialogue avec elle-même et avec le théâtre actuel. À titre de directeur artistique, il donne un second souffle au Théâtre du Trident de Québec de 1994 à 1997. Il signe la mise en scène de plusieurs pièces québécoises dont Les Feluettes (2002) de Michel Marc Bouchard qu'il fait revivre à l'Espace Go, quinze ans après sa création. Artiste polyvalent, Denoncourt monte des opéras et touche au domaine de la variété en dirigeant le spectacle du transformiste Arturo Brachetti et la reprise de la comédie musicale Pied de Poule (2003).

© François Melillo
Vincent Graton, Normand Lévesque, Sophie Vajda, Annick Bergeron, Normand D'Amour, Han Masson, Luce Pelletier, Jean-Luc Bastien et Denis Bernard dans Comédie Russe d'après Anton Tchekhov, Théâtre de l’Opsis, 1993.

Titre : Comédie russe

Adaptation : Pierre-Yves Lemieux d'après Platonov de Tchekhov

Production : Théâtre de l'Opsis, 1993

Mise en scène : Serge Denoncourt

Décor et accessoires : Louise Campeau, Costumes : Luc J. Béland

Éclairages : Jocelyn Proulx

Bande sonore : Claude Lemelin.

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Mentionnons en terminant d’autres metteurs en scène qui pourraient s’ajouter à ceux que nous vous avons présentés :

Émile Legault, Olivier Reichenbach, Pierre Dagenais, Georges Groulx, Claude Poissant, Martine Beaulne, René Richard Cyr, Yves Desgagnés, Dominic Champagne, Gil Champagne, Martin Faucher, André Perrier, Alice Ronfard, Philippe Soldevila, Éric Jean, Joël Beddows, Paula de Vasconcelos, Jean-Frédéric Messier, Frédéric Dubois.