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Comédiens d’ici

Denise Pelletier | Jean Duceppe | Gilles Pelletier | Jean-Louis Roux | Hélène Loiselle |
Monique Mercure | Gabriel Arcand | Marc Béland | Pascale Montpetit |Sylvie Drapeau

Denise Pelletier (1923-1976)

© André Le Coz
Denise Pelletier (à gauche) jouant le rôle-titre d'Iphigénie de Jean Racine, NCT, 1964. Aussi présentes sur la photo : Françoise Graton et Anne Lauriault.

Titre : Iphigénie

Auteur : Jean Racine

Production : Nouvelle Compagnie Théâtrale, 1964

Mise en scène : Georges Groulx

Décors et costumes : François Barbeau

Éclairages : Gatien Payette.

Denise Pelletier a participé à l'émergence des grands théâtres nationaux. Actrice à la démarche altière, elle apprend l'art dramatique au Montreal Repertory Theatre, puis obtient rapidement des rôles, sur scène et dans les radioromans. Elle sera de l'aventure du Théâtre du Nouveau Monde, jouant dès la toute première pièce aux côtés de Jean Gascon dans L'Avare de Molière (1951). Fervente défenseure du répertoire classique et contemporain et l’une des rares actrices de son temps à jouer en français comme en anglais, elle laisse un souvenir impérissable du rôle-titre dans Mère Courage (1966) de Brecht, et de Winnie dans Oh! les beaux jours (1972) de Beckett. À la télévision, on a pu la voir dans de nombreux téléromans dont La Famille Plouffe. Elle interprète des personnages théâtraux féminins comme Phèdre ou Marguerite Gautier (la fameuse Dame aux camélias) et participe à la création de Bonjour, là, bonjour (1974) de Michel Tremblay ainsi que Le Temps des lilas (1958) et Les Beaux Dimanches (1965) de Marcel Dubé. En 1977, la Nouvelle Compagnie Théâtrale, fondée par son frère Gilles, devient le Théâtre Denise-Pelletier en son honneur ; le prix des arts d'interprétation remis annuellement par le gouvernement québécois porte également son nom.

Sur Denise Pelletier

  • Denise Pelletier ou la folie du théâtre de Micheline Lafrance, Éditions Scriptomédia.

Avec Denise Pelletier à l’ONF :

  • Côté cour, côté jardin… (1953), Roger Blais, 25 min. ; documentaire, extraits de L’Avare de Molière au TNM ; on y voit aussi Jean Gascon, Jean-Louis Roux et Jean Duceppe.
  • Night Cap (1974), André Forcier, 36 min. 

Au cinéma de répertoire, Denise Pelletier joue :

  • Germaine dans Ti-Coq (1953), René Delacroix et Gratien Gélinas, 104 min.
  • Madame Gendron dans Bingo (1974), Jean-Claude Lord, 113 min.

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Jean Duceppe (1923-1990)

© François Brunelle
Jean Duceppe jouant Willy Loman dans Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller, Compagnie Jean Duceppe, saison 1973-1974.

Titre : Mort d'un commis voyageur

Auteur : Arthur Miller

Traduction : Éric Cahane

Production : Compagnie Jean Duceppe, saison 1973-1974

Mise en scène : Paul Hébert

Décors et Costumes : Paul Bussières

Éclairage : Denis Mailloux.

Né dans une famille montréalaise de dix-huit enfants qui vivait dans le quartier pauvre du « faubourg à m'lasse », Jean Duceppe devient l'acteur le plus aimé du théâtre québécois. À dix-sept ans, il s'engage dans la Troupe de l'Arcade et par la suite, ce bourreau de travail joue une pléthore de personnages – environ cent soixante – dont l'inoubliable Willy Loman dans La mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller, qu'il a interprété à cinq reprises entre 1962 et 1983, et celui de Duplessis dans Charbonneau et le Chef (1971, 1973, 1986) de John Thomas McDonough. À ses débuts au théâtre, il n'est pas rare qu'il joue quatorze représentations par semaine! Avec l'avènement de la télévision en 1952, il participe à d'innombrables téléthéâtres, diffusés en direct, et plusieurs téléromans dont La Famille Plouffe. Il animera une centaine d'émissions de variétés et d'émissions de radio où il sera reconnu comme un brillant polémiste. En 1971, il incarne le rôle-titre de Mon Oncle Antoine, chef-d'œuvre cinématographique de Claude Jutra. En plus d'être président de l'Union des artistes de 1957 à 1959, il fonde en 1973 la Compagnie Jean Duceppe qui s'établit à la Place des Arts de Montréal, au Théâtre Port-Royal. Depuis 1991, le théâtre porte le nom de Théâtre Jean-Duceppe.

Sur Jean Duceppe :

Avec Jean Duceppe, à l’ONF :

  • Mon Oncle Antoine (1971), Claude Jutra, 110 min.
  • 150 par jour (1953), Donald Peters, 26 min. ; documentaire dramatisé.

Au Cinéma de répertoire Jean Duceppe joue :

  • Victor dans Les Beaux Dimanches (1974), Richard Martin d'après Marcel Dubé, 93 min.

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Gilles Pelletier (1925)

Gilles Pelletier dans le rôle de Joseph Latour dans Un simple soldat de Marcel Dubé, lors de la reprise à la Comédie Canadienne en 1967. Aussi présente sur la photo : Élisabeth LeSieur.

Titre : Un simple soldat

Auteur : Marcel Dubé

Production : Comédie Canadienne, 1967

Mise en scène : Jacques Létourneau

Décor : Jean-Claude Rinfret

Musique : Claude Léveillée.

Gilles Pelletier a largement contribué à l'essor du théâtre québécois. Alors qu’il amorce une carrière de marin, le destin le fait changer de cap pour le conduire en 1945 à bord de la compagnie de théâtre L'Équipe dirigée par Pierre Dagenais. Par la suite il interprète une centaine de rôles dans des pièces aussi diverses que Britannicus (1949) de Racine, La Nuit des rois (1956) de Shakespeare ou À toi, pour toujours, ta Marie-Lou (1974) de Michel Tremblay. À la télévision, il incarne plusieurs personnages-phares notamment le Capitaine Aubert dans Cap-aux-sorciers et Xavier Galarneau dans L’Héritage de Victor Lévy-Beaulieu. En 1964 il fonde avec Françoise Graton et Georges Groulx la Nouvelle Compagnie Théâtrale dont la vocation première est de monter du théâtre pour les étudiants. Gilles Pelletier y fait ses débuts de metteur en scène. Parmi ses rôles marquants, mentionnons celui de Joseph Latour dans Un Simple soldat (1967) de Marcel Dubé, pièce majeure de la dramaturgie québécoise. Il a joué deux fois le rôle-titre de Dom Juan (1966 et 1972) et composait un remarquable Max dans Le Retour (1992) d’Harold Pinter au théâtre de la Veillée. Il joue dans plusieurs films dont le fameux I Confess, tourné en 1953 à Québec par Alfred Hitchcock, et dans Jésus de Montréal (1989) de Denys Arcand.

Avec Gilles Pelletier, au club vidéo :

  • Le révérend Leclerc dans Jésus de Montréal (1989), Denys Arcand, 119 min.

À l’ONF :

  • Anticosti - Au temps des Menier (1999), Jean-Claude Labrecque, 50 min. ; documentaire dramatisé.

Au cinéma de répertoire, Gilles Pelletier joue :

  • Pierre dans Bingo (1974), Jean-Claude Lord, 113 min.

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Jean-Louis Roux (1923)

© Robert Etcheverry
Jean-Louis Roux (au centre), Marc Béland et Jean-Louis Millette dans Le Roi Lear de Shakespeare, TNM, 1992.

Titre : Le Roi Lear

Auteur : William Shakespeare

Traduction : Jean-Louis Roux

Production : Théâtre du Nouveau Monde, saison 1991-1992

Mise en scène : Jean Asselin

Scénographie : Danièle Lévesque

Costumes : François Barbeau

Éclairages : Michel Beaulieu

Accessoires : Jean-Marie Guay

Musique : Bernard Bonnier.

Avec ses soixante ans de carrière au théâtre, Jean-Louis Roux est à lui seul un livre d'histoire! Ancien membre des Compagnons de Saint-Laurent, il fonde en 1951 avec d'autres camarades comme Jean Gascon et Guy Hoffman, le Théâtre du Nouveau Monde où il sera secrétaire général puis directeur artistique de 1966 à 1982. Reconnu pour sa diction irréprochable et pour son jeu classique, cet acteur polyvalent a interprété Louis Lane dans L'Échange (1956) de Paul Claudel, Vania dans Oncle Vania (1983), Titus dans Bérénice de Racine (1968) et un convaincant Géronte dans Les Fourberies de Scapin (1986). Également traducteur et metteur en scène, il signe une cinquantaine de spectacles dont, Bois Brulé (1967), un texte dont il est l'auteur et qui traite de la vie héroïque de Louis Riel. Certains se rappelleront aussi de son personnage d'Ovide dans la série télévisée La Famille Plouffe. Il a occupé de nombreux postes-clé parmi les institutions culturelles du pays comme celui de directeur général de l'École nationale de théâtre (1987-1982) et celui de président du Conseil des Arts du Canada (1998-2003). Également acteur important sur la scène politique, il est sénateur de 1994 à 1996, puis brièvement lieutenant-gouverneur du Québec, à l’automne 1996.

De Jean-Louis Roux, son autobiographie :

  • Nous sommes tous des acteurs, Éditions Lescop, Montréal, 1997.

Avec Jean-Louis Roux à l’ONF :

  • Tinamer (1987), Jean-Guy Noël, 87 min. ; adaptation de L’Amélanchier de Jacques Ferron.
  • Salut Victor (1988), Anne-Claire Poirier, 83 min. ; adaptation de la nouvelle Matthew and Chauncey de l’écrivain canadien Edward O’Phillips.

Au cinéma de répertoire, Jean-Louis Roux joue :

  • Père Prenant dans Éclair au chocolat (1979), Jean-Claude Lord, 107 min.

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Hélène Loiselle (1928)

© André Cornellier
Hélène Loiselle jouant Marie-Lou dans À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay, production du Théâtre de Quat’ Sous, 1971.

Titre : À toi, pour toujours, ta Marie-Lou – Auteur : Michel Tremblay – Production : Théâtre de Quat’ Sous, 1971

Mise en scène : André Brassard

Décor : Paul Buissonneau

Éclairages : Marcel Gosselin

Costumes : François Laplante.

Hélène Loiselle poursuit depuis 1945 une carrière marquée par la persistance de son engagement artistique. Elle entame sa formation d'actrice auprès des maîtres de l'époque comme François Rozet ou Jan Doat et joint ensuite les Compagnons de Saint-Laurent, puis, en 1952, séjourne en France afin de perfectionner son art. Elle a participé à plusieurs créations majeures de la dramaturgie québécoise telles que Bousille et les justes (1959) de Gratien Gélinas, Les Belles-Sœurs (1968) et À toi, pour toujours, ta Marie-Lou (1971) de Michel Tremblay, dans laquelle elle incarnait la bouleversante Marie-Louise aux côtés de son mari, l'acteur Lionel Villeneuve. Elle s'est produite sur toutes les grandes scènes montréalaises, du TNM au Rideau Vert, mais fréquente aussi avec un vif intérêt le théâtre de création ; on a pu la voir, entre autre, dans l'audacieux Rêves (2001) de Wajdi Mouawad, dans la pièce-solo de Larry Tremblay La Leçon d'anatomie (1992), et dans le spectacle de danse-théâtre De Julia à Émilie 1949 (2002) monté par la chorégraphe Estelle Clareton. Au cinéma elle a joué notamment dans Les Ordres de Michel Brault. Elle a incarné une inoubliable Albertine lors de la création de En pièces détachées (1969) de Michel Tremblay et elle a joué dans Les Chaises d’Ionesco (2000) mis en scène par Paul Buissonneau.

Avec Hélène Loiselle, au club vidéo :

  • Madame Faucher dans Post Mortem (1999), Louis Bélanger, 92 minutes.
  • Yvonne dans La Bouteille (2000), Alain Desrochers, 107 min.

À l’ONF :

  • Marie Boudreau dans Les Ordres (1974) de Michel Brault, 109 min.
  • Madame Poulin dans Mon Oncle Antoine (1971) de Claude Jutra, 110 min.
  • Françoise Durocher, waitress (1972), André Brassard (scénario de Brassard et Michel Tremblay), 29 min. ; on y voit aussi Monique Mercure et plusieurs autres excellentes actrices québécoises.

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Monique Mercure (1930)

© André Le Coz
Pierre Curzi et Monique Mercure – jouant Anna Fierling – dans Mère Courageet ses enfants de Bertolt Brecht, NCT, 1984.

Titre : Mère Courage et ses enfants

Auteur : Bertolt Brecht

Traduction : Gilbert Turp

Production : Nouvelle Compagnie Théâtrale, saison 1983-1984

Mise en scène : Jean-Luc Bastien

Costumes : Michel-André Thibault

Éclairages et scénographie : Pierre Labonté

Musique : Pierre Moreau.

Celle qui se consacre depuis plus de quarante ans aux arts de la scène se destinait d'abord à une carrière de violoncelliste de concert. Monique Mercure se définit comme une autodidacte, complétant sa formation de comédienne tant dans des écoles, notamment celle de Lecoq (1957-1958), qu'au fil des rencontres avec des metteurs en scène. Elle a joué autant les classiques que les contemporains ou les auteurs québécois. On a pu ainsi la voir dans Les Troyennes (1993) d'Euripide au TNM ou dans Émilie ne sera plus jamais cueillie par l'anémone (1981 et 1883) de Michel Garneau. Une des rares actrices à avoir joué au cours de sa carrière les trois personnages de la pièce Les Bonnes de Jean Genet, elle a également travaillé en anglais comme en français sur plusieurs spectacles dont beaucoup d'œuvres de Brecht comme l'Opéra de Quat'Sous qu'elle fait à trois reprises (1960, 1961, 1991). Elle marque l'imaginaire québécois avec sa brillante incarnation d'Albertine à 70 ans dans Albertine en cinq temps (1995 et 2000) de Michel Tremblay dans une mise en scène de Martine Beaulne. Sa feuille de route en cinéma impressionne en raison de sa collaboration avec de grands réalisateurs comme Altman, Chabrol, Jutra ou Simoneau. Elle a dirigé l'École nationale de 1991 à 2002.

Avec Monique Mercure, au club vidéo :

  • Mireille dans Dans le ventre du dragon (1989), Yves Simoneau, 100 min.

À l’ONF :

  • Rose-Aimée Martin dans J.A. Martin, Photographe (1976), Jean Beaudin, 101 min.
  • Alexandrine dans Mon Oncle Antoine (1971), Claude Jutra, 110 min.

Cinéma de répertoire :

  • Barbara dans À tout prendre (1964), Claude Jutra, 99 min.

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Gabriel Arcand (1949)

© Guy Borremans
Gabriel Arcand dans le rôle-titre de Moi, Feuerbach de Tankred Dorst, Théâtre de La Veillée, 1995.

Titre : Moi, Feuerbach

Auteur : Tankred Dorst

Production : Théâtre de la Veillée, 1995.

Mise en scène : Théo Spychalsky

Scénographie et éclairages : Volodymir Kovalchuk

Costumes : Gilles-François Therrien.

On peut concevoir la trajectoire de Gabriel Arcand comme une véritable quête tant ce grand acteur ignore la notion de plan de carrière. Comme beaucoup de jeunes talentueux, en 1967, il fait ses débuts à La Roulotte, théâtre ambulant dirigé par Paul Buissonneau. Il termine ensuite sa maîtrise en philosophie puis s'envole vers Marseille où il travaille avec Antoine Bourseiller pour parfaire sa formation de comédien. Homme de théâtre fortement marqué par les idées de Grotowski, en 1973, il a fait un stage au Théâtre Laboratoire en Pologne. En 1974, il fonde le Groupe de la Veillée qui possède, depuis 1984 son propre lieu de diffusion, rebaptisé le Théâtre Prospero en 1999. Avec cette compagnie, Arcand réalise quelques mises en scène comme Crime et Châtiment (1991) de Dostoïevski et y joue de grands rôles : le prince Mychkine dans l'adaptation de L'Idiot (1983) du même auteur, le protagoniste dans Le Roi se meurt d'Ionesco (1994), Till l’espiègle / Le Journal de Nijinski (1982), Artaud / Tête-à-tête (1990) ou le rôle titre de Moi, Feuerbach (1995) de Tankred Dorst. Figure importante du cinéma, il tourne plus de vingt-cinq films dont Le Crime d’Ovide Plouffe (1985) de son frère Denys Arcand.

Sur Gabriel Arcand :

  • « Le territoire de l’intuition », entrevue de Josette Féral dans Mise en scène et jeu de l'acteur, tome 2, Éditions Jeu - Éditions Lansman, 1998, p. 253-256.

Avec Gabriel Arcand, au club-vidéo :

  • Ghislain O’Brien dans Post Mortem (1999), Louis Bélanger, 92 min.
  • Mario dans Le Déclin de l’empire américain (1985), Denys Arcand, 101 min.

À l’ONF :

  • Ovide Plouffe dans Le Crime d’Ovide Plouffe (1984), Denys Arcand, 106 min.
  • Alain Courtemanche dans L’Affaire Coffin (1980), Jean-Claude Labrecque, 107 min.
  • Hervé dans L’âge de la machine (1978), Gilles Carle, 28 min.
  • Ovide Plouffe dans Les Plouffe (1981) de Gilles Carle, 227 min.

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Marc Béland (1958)

© Bruno Braën
Marc Béland (à droite) dans le rôle-titre de Caligula d'Albert Camus, NCT, 1993. Aussi présent sur la photo : Jean Petitclerc.

Titre : Caligula – Auteur : Albert Camus – Production : Nouvelle Compagnie Théâtrale, saison 1992-1993 – Mise en scène : Brigitte Haentjens – Scénographie : Stéphane Roy – Costumes : Ginette Noiseux – Éclairages : Michel Beaulieu – Musique : Claire Gignac.

Important comédien de sa génération, Marc Béland termine en 1978 sa formation en jeu au cégep Lionel-Groulx. Sa carrière part en flèche avec le rôle-titre de Victor ou les enfants au pouvoir (1980) et Hippocanthrope (1979), deux mises en scène de Jean-Pierre Ronfard au Théâtre du Nouveau Monde. Préférant l’art au succès, il voyage en Orient et à son retour s'engage comme danseur, de 1984 à 1989, dans la troupe La la la Human Steps dirigée par Édouard Lock. Au théâtre, il participe à la reprise de Being at Home With Claude (1988) de René-Daniel Dubois. Il se mesure deux fois au personnage d'Hamlet : dans le classique de Shakespeare au TNM en 1990, et avec la version décapante de Heiner Müller dans la mise en scène de Hamlet Machine (2001) par Brigitte Haentjens. Sa rencontre artistique avec Haentjens est déterminante ; elle le dirige dans Quartett (1996) de Müller, dans Bérénice (1992) de Racine et dans Caligula (1993) de Camus, un véritable triomphe d'acteur. Marc Béland joue dans l'irrévérencieux collectif Cabaret neige noire (1992), spectacle théâtral marquant des années quatre-vingt-dix. En plus d'avoir travaillé avec des metteurs en scène prestigieux comme André Brassard, Robert Lepage, Lorraine Pintal, et Denis Marleau, il monte Règlement de contes (1995) d'Yvan Bienvenue et Dévoilement devant notaire (2002) de Dominick Parenteau-Lebeuf.

Avec Marc Béland, au club vidéo :

  • Le prince Guillaume dans Alice Tremblay (2002), Denise Filiatrault, 102 min.
  • Soldat Loïc, La Veuve de Saint-Pierre (2000), Patrice Leconte, 112 min.

À l’ONF :

  • Le brocanteur dans L’Éternel et le brocanteur (2002), Michel Murray, 38 min.

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Pascale Montpetit (1961)

© Richard-Max Tremblay
Pascale Montpetit et Pierre Lebeau dans Quelqu'un va venir de Jon Fosse, CNA et Ubu, compagnie de création, 2002.

Titre : Quelqu'un va venir

Auteur : Jon Fosse

Production : Centre National des Arts et Ubu Compagnie de création, 2002

Mise en scène : Denis Marleau

Scénographie : Denis Marleau

Musique : Denis Gougeon

Costumes : Daniel Fortin

Éclairages : Stéphane Jolicoeur.

Figure emblématique de la génération d'acteurs des années quatre-vingt, Pascale Montpetit a incarné plus d'une trentaine de rôles au théâtre. Peu après sa sortie du conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1985, elle collabore avec de grands metteurs en scène comme Gilles Maheu dans Hamlet Machine (1978) ou Le Dortoir (1988-1989), Denis Marleau dans Cantate grise (1990) de Samuel Beckett, André Brassard dans Des Restes humains non-identifiés... (1991) de Brad Fraser, et Serge Denoncourt avec Le Temps et la Chambre (1995) de Botho Strauss. Au Nouveau Théâtre Expérimental, elle participe à la création de spectacles comme À Beloeil ou ailleurs (1986) ou Les Mots (1998) ; elle y sera dirigée par les regrettés Robert Gravel et Jean-Pierre Ronfard. Avec cet air enfantin et volontaire qui la caractérise, elle s'approprie à merveille l'univers de Réjean Ducharme dans Ines Péré et Inat Tendu (1991), et colore de façon singulière le rôle titre de Marie Stuart de Darcia Maraini (1999). Au cinéma, on la connaît pour ses collaborations avec Charles Binamé dans Eldorado (1994), Le Coeur au poing (1997) et La Beauté de Pandore (1999).

Avec Pascale Montpetit, au club vidéo :

  • Henriette dans Eldorado (1994), Charles Binamé, 104 min.
  • Charlotte dans L’invention de l’amour (2000), Claude Demers, 87 min.
  • Loise dans Le Cœur au poing (1998), Charles Binamé, 97 min.

À l’ONF :

  • Ceci n’est pas Einstein (2003), Catherine Fol, 52 min.

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Sylvie Drapeau (1962)

© Yves Renaud
Sylvie Drapeau dans le rôle-titre de La Locandiera de Carlo Goldoni, TNM, 1993.

Titre : La Locandiera

Auteur : Carlo Goldoni

Traduction : Marco Micone

Production : Théâtre du Nouveau Monde, 1993

Mise en scène : Martine Beaulne

Costumes : Jean-Yves Cadieux

Scénographie : Claude Goyette

Éclairages : Michel Beaulieu.

Sylvie Drapeau compte parmi les plus grandes actrices québécoises de l'heure. Elle a réussi l'exploit de se faire aimer d'un très vaste public tout en pratiquant un théâtre d'art sans compromis. Le metteur en scène René Richard Cyr sera le premier à l'engager à sa sortie de l'École nationale dans la production Donut (1986) de Jean-François Caron. Depuis, Cyr a dirigé cette comédienne originaire de Baie-Comeau une dizaine de fois, parmi lesquelles notons deux mémorables productions de Michel Tremblay : Bonjour, là, bonjour (1987) et En pièce détachées (1994). Elle se fait connaître avec Elvire Jouvet 40 (1988), participe à la création de La Répétition (1990) de Dominic Champagne et joue dans Traces d’étoiles (1992) de Cindy Lou Johnson. Autre rencontre artistique importante pour Drapeau, celle de Martine Beaulne qui lui offre deux personnages de choix : le rôle-titre de La Locandiera (1993) de Goldoni, où elle se mesure avec bonheur au registre comique, et l'Albertine de trente ans d’Albertine en cinq temps (1995) de Tremblay. Dans Bérénice (1992) de Racine elle travaille avec Brigitte Haentjens ainsi que dans Oh! les beaux jours (1990) de Beckett où elle relève avec brio le défi du monologue comme elle l’a fait par la suite dans La Voix humaine (1999) de Jean Cocteau, mise en scène par Alice Ronfard.

Avec Sylvie Drapeau, au club vidéo :

  • Henriette De Lorimier dans 15 février 1839 (2001), Pierre Falardeau, 120 min.
  • Marie-Madeleine dans Les Fantômes des trois Madeleine (2000), Guylaine Dionne, 81 min.

À l’ONF :

  • Michèle dans Le Sexe des étoiles (1993), Paule Baillargeon, 103 min.

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Mentionnons en terminant d’autres comédiens et comédiennes qui pourraient s’ajouter à ceux que nous vous avons présentés :

Gabriel Gascon, Jacques Godin, Gérard Poirier, Jean-Louis Millette, Gilles Renaud, Michel Dumont, Robert Gravel, Paul Savoie, Guy Nadon, Normand Chouinard, Rémy Girard, Pierre Lebeau, Alexis Martin, François Papineau ;

Yvette Brind’amour, Janine Sutto, Françoise Faucher, Andrée Lachapelle, Monique Miller, Rita Lafontaine, Louise Marleau, Luce Guilbault, Louise Turcot, Élyse Guilbeault, Marie-France Marcotte, Anne-Marie Cadieux, Isabelle Blais.