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Compagnies de recherche

Théâtre du Soleil – Ariane Mnouchkine | Le Odin Teatret – Eugenio Barba |
Le Wooster Group – Elizabeth LeCompte | La Societas Raffaello Sanzio – Romeo Castelucci |
Les Ballets de Wuppertal – Pina Bausch | Les Ballets C de la B – Alain Platel |
Cheek by Jowl – Declan Donnellan | Teatro de los Andes – César Brie |
Le Carnicería Teatro – Rodrigo García | Théâtre de Complicité – Simon McBurney

Théâtre du Soleil

© Pascal Victor
Richard II de Shakespeare, Théâtre du Soleil, 1982, mise en scène d'Ariane Mnouchkine.

Titre : Richard II

Auteur : William Shakespeare

Production : Théâtre du Soleil, 1982

Adaptation et mise en scène : Ariane Mnouchkine

Décors : Guy-Claude François

Masques : Ernard Stiefel

Costumes : Jean-Claude Barriera et Nathalie Thomas

Musique : Jean-Jacques Lemêtre.

Depuis sa naissance en 1964, le Théâtre du Soleil a marqué l’histoire du théâtre avec des créations portant la signature inimitable d’Ariane Mnouchkine, qui privilégie une dramaturgie occidentale mise en valeur par des traditions théâtrales orientales. Cette compagnie française s’établit en 1970 à la Cartoucherie de Vincennes, dans la région parisienne. Parmi la trentaine de spectacles produits par le Soleil, mentionnons la création de 1789 (1970-1971) au Piccolo Teatro et deux cycles de quatre ans : « Les Shakespeare » – Richard II (1981), La Nuit des rois (1982) et Henri IV (1984) – ainsi que « Les Atrides » comprenant une pièce d’Euripide – Iphigénie à Aulis (1990) – et trois d’Eschyle – Agamemnon (1990), Les Choéphores (1991), Les Euménides (1992). Avec un faste impressionnant, les spectacles d’une grande beauté de ces deux cycles intègrent des influences orientales, notamment certaines disciplines du théâtre dansé des Indes et le Nô Japonais. Ariane Mnouchkine considère le théâtre comme un sanctuaire et accorde au jeu de l’acteur une importance primordiale. L’acteur doit avoir un « bon corps » et maîtriser différentes disciplines : techniques de jeu, chant, danse, acrobatie parfois ; sa culture et son expérience de vie viennent enrichir sa pratique.

Sur le Théâtre du Soleil :

Sur Ariane Mnouchkine :

  • « La seconde peau de l’acteur » dans Mise en scène et jeu de l’acteur tome 2 de Josette Féral, Jeu / Lansman, 1998, p. 199-227.

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L’Odin Teatret

Odin Teatret (rediriger)
Personnages archétypaux développés par l’Odin Teatret et utilisés dans plusieurs spectacles.

La notoriété de l’Odin Teatret tient non seulement à ses spectacles, où le jeu de l’acteur fait preuve d’une véritable science, mais aussi aux rencontres, séminaires ou colloque organisés par la compagnie ainsi qu’aux publications et films qui les accompagnent. Ces activités, reliées à l’International School of Theater Anthropology, permettent une réflexion sur les points communs entre les bases techniques de l’acteur dans différentes cultures.

Avant de fonder l’Odin Teatret en 1964, Eugenio Barba quitte son Italie natale à dix-sept ans et part en auto-stop vers le Nord. Arrivé à Oslo, il étudie les lettres et l’histoire des religions. Grâce à une bourse de l’UNESCO, il part en Pologne et devient pendant trois ans l’assistant de Jerzy Grotowski au Théâtre-Laboratoire d’Opole. De retour en Norvège, Barba recrute des jeunes gens refusés par le Conservatoire d’Oslo et monte un premier spectacle, Ornitofilene (1966), qui lui permet d’obtenir un soutien de la ville d’Holstebro, que l’Odin Teatret n’a pas quittée depuis.

Après l’inspiration nordique des premiers spectacles – Kasparina (1967), Ferai (1968) –, la vie de Dostoïevski sert de point de départ pour Min Fars Hus (La Maison du père, 1973) –, qui établit la renommée de la compagnie et de son metteur en scène à travers le monde.

Sur l’Odin Teatret :

Sur Eugenio Barba :

  • « Faire du théâtre c’est penser de façon paradoxale » dans Mise en scène et jeu de l’acteur tome 2 de Josette Féral, Jeu / Lansman, 1998, p. 69-93.

Par Eugenio Barba :

  • La Terre de cendres et de diamants : mon apprentissage en Pologne ; suivi de vingt-six lettres de Jerzy Grotowski à Eugenio Barba, l’Entretemps.
  • L’Archipel du théâtre, Bouffonneries.
  • L’Énergie qui danse : l’art secret de l’acteur : un dictionnaire d’anthropologie théâtrale, Bouffonneries.

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Le Wooster Group

© Louise Oligny
The Road to Immortality Part 3: Frank Dell's The Temptation of St. Antony , Wooster Group (États-Unis), 1989, mise en scène d’Élizabeth LeCompte. Présents sur la photo : Peyton Smith, Anna Kohler (en haut, centre-gauche), Kate Valk (centre-droite), Ron Vawter (en bas) ; Kate Valk, Ron Vawter, Anna Kohler (sur le moniteur vidéo centre-gauche).

Titre : The Road to Immortality Part 3: Frank Dell's The Temptation of St-Antony (présenté à la troisième édition du Festival de Théâtre des Amériques )

Production : The Wooster Group, États-Unis, 1989

Mise en scène : Élizabeth LeCompte.

Théâtre expérimental, héritier en droite ligne de la culture américaine des années soixante, le Wooster Group présente des spectacles dominés par la vitesse d’exécution et l’énergie des comédiens. Le Wooster Group a été fondé en 1980 par sept artistes dont Élizabeth LeCompte, Kate Valk et Wilhem Dafoe. Dès ses premières œuvres, la compagnie crée un théâtre contaminé par les techniques et les formes d’expression d’un monde en évolution constante : installations scéniques aux mécaniques saugrenues, textes déconstruits, jeu physique intégré aux technologies de l’image et du son. Qu’il s’agisse des textes de Tchekhov – Brace Up (1990), d’après Les Trois Soeurs –, d’Eugène O’Neil – The Hairy Ape (1995) – ou de Gertrude Stein – House Lights (1997) –, les mises en scènes d’Élizabeth LeCompte font souvent référence à la culture de masse et mettent en présence différentes formes d’expression : danse, musique, peinture. À l’encontre d’une approche psychologique, les acteurs parodient des animateurs de télévision ou parlent, dos au public, pendant qu’un moniteur nous montre un gros plan de leurs yeux et que le technicien du son trafique leur voix. Le Wooster Group produit tous ses spectacles au Performance Garage à New York et présente ses pièces à travers le monde.

Sur le Wooster Group :

Sur Élizabeth LeCompte :

  • « Dire non à Stanislavski », entrevue avec Élizabeth LeCompte et Kate Valk dans Mise en scène et jeu de l’acteur tome 2, de Josette Féral, Jeu / Lansman, 1998, p. 125-132.

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La Societas Raffaello Sanzio

© SRS
Romeo Castelluci

Les propositions théâtrales de la Societas Rafaello Sanzio adoptent parfois des formes inusitées. Ainsi, leur adaptation littérale des Fables d’Ésope (1992) avait lieu dans des sentiers et des cavernes et comprenait trois cents animaux de différentes espèces. Deux couples forment le noyau de cette compagnie italienne. Romeo Castelluci conçoit les scénographies et assure les mises en scène ; sa sœur Claudia réalise les chorégraphies. Ciara Guidi voit au rythme dramatique et aux partitions vocales tandis que son frère Paolo signe les éclairages. Mentionnons que les enfants de Romeo et Ciara apparaissent parfois dans les spectacles. Leurs œuvres portent des titres particuliers comme Hamlet : la véhémente extériorité de la mort d’un mollusque (1992) ou Genesi : from the museum of sleep (2000) dont le premier tableau relate la découverte du radium par Marie Curie. On y voit d’étranges personnages évoluer dans une lumière presque nucléaire. L’installation scénique impressionne et les fresques brossées par le metteur en scène peuvent se modifier par pans entiers dans un fracas apocalyptique. La signature de Castellucci choque et enthousiasme : chaos orchestré, acteurs aux corps particuliers, comme ce contorsionniste en cage dans Genesi. Avec la démesure des visionnaires, cet artiste choisit les désastres, les drames de l’histoire et les cataclysmes humains ; ses images touchent l’épiderme, écorchant le tympan et la rétine autant qu’elles parlent à l’inconscient.

© Gabriele Pellegrini
Genesi, acte II : Auschwitz , Societas Raffaello Sanzio (Italie), conception et mise en scène de Romeo Castellucci, 1999. Présents sur la photo : Teodora, Demetrio, Agata, Cosma, Sebastiano et Eva.

Titre : Genesi

Conception et mise en scène : Romeo Castellucci

Production : Societas Raffaello Sanzio (SRS), 1999

Décor : Musique Originale : Scott Gibbons - Partition vocale : Chiara Guidi

Mouvement : Claudia Castellucci

Enfants sur la photo : Teodora, Demetrio, Agata, Cosma, Sebastiano et Eva.

Sur la Societas Rafaello Sanzio

De Romeo Castellucci :

  • Les Pèlerins de la matière, Solitaires intempestifs.
  • Epitaph, Solitaires intempestifs.

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Les Ballets de Wuppertal

© Pascal Victor
Pina Bausch

Pina Bausch et son Tanztheater ont révolutionné la danse moderne en fusionnant la danse et le théâtre. Depuis plus de trente ans, la chorégraphe allemande et sa troupe résident dans la cité industrielle de Wuppertal. Fille d’un restaurateur, Pina Bausch débute la danse à quatorze ans dans l’école dirigée par Kurt Jooss, chef de file de la danse expressionniste allemande. Après deux ans à la Julliard School de New York, elle se familiarise avec la danse contemporaine, comme danseuse au Metropolitan Opera, entre autres. Elle crée ses premières chorégraphies en 1968. Sa carrière prend un tournant majeur avec Barbe Bleue (1977), œuvre librement inspirée de l’opéra de Béla Bartók, imprégnée d’une force théâtrale qui n’a plus jamais quitté la créatrice depuis. Construit à partir d’une dramaturgie élaborée lors d’un travail préliminaire avec ses interprètes, le théâtre dansé de Bausch utilise la parole et les improvisations des danseurs. Sa collaboration avec les scénographes R. Borzik et Peter Pabst a contribué à la mise en espace théâtrale de ses pièces où l’on retrouve fleurs, herbe, eau ou feuilles mortes sur une scène d’une grande profondeur qui permet d’importants mouvements de groupe.

© Pascal Victor
Café Müller de Pina Bausch, Tanztheater de Wuppertal (Allemagne), 1978. Présente sur la photo: Pina Bausch.

Titre : Café Müller

Conception et mise en scène : Pina Bausch

Production : Tanztheater de Wuppertal, 1978

Scénographie et costumes : Rolf Borzik.

 

Sur le Tanztheater de Wuppertal :

Sur Pina Bausch :

  • Pina Bausch ou l’Art de dresser un poisson rouge de Norbert Servos, l’Arche.

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Les Ballets C de la B

© Chris Van der Burght
Alain Platel

Les spectacles audacieux des Ballets C de la B (pour Contemporains de la Belgique) mêlent différentes disciplines artistiques et des acteurs-danseurs d’origines diverses. Fondée en 1984 par Alain Platel, cette compagnie témoigne d’un engagement social et d’une volonté de décloisonnement entre la danse, le théâtre, la musique et les arts de la rue. Orthopédiste de formation, Platel a fréquenté l’école de mime de Marcel Hoste dès onze ans et a appris la danse moderne à Paris avec la Canadienne Virginia Meyers. Ce metteur en scène belge se définit comme un catalyseur qui crée des images et organise les propositions de ses interprètes, témoins du monde contemporain. Dans un décor urbain représentant le toit d’un édifice avec des antennes et un système de ventilation, le spectacle lets op Bach (Un petit truc sur Bach, 1998) montrait un enchevêtrement de situations et d’actions exécutées par une faune bigarrée : danseuse blessée évoluant avec son attelle, travesti, homme caoutchouc, forain lançant des lames de scie. Neuf musiciens classiques, installés sur une mezzanine, jouent la musique de Bach. Les œuvres inclassables des Ballets C de la B donnent à voir des danseurs de formation classique ou contemporaine, des enfants, des forains, ou des gens n’ayant aucune expérience théâtrale.

© Chris Van der Burght
Iets op Bach d'Alain Platel, production Les Ballets C. De la B. et Ensemble Explorations (Belgique), 1999.

Titre : Iets op Bach (présenté à la huitième édition du Festival de Théâtre des Amériques)

Production : Les Ballets C. De la B./ Ensemble Explorations Belgique, 1999

Concept et chorégraphies : Alain Platel

Direction Musicale : Roel Dieltiens.

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Cheek by Jowl

Créée en 1981 par le metteur en scène Declan Donnellan et le scénographe Nick Ormerod, Cheek by Jowl a parcouru le monde avec des spectacles présentés dans quarante pays et presque trois cents villes. L’expression ancienne cheek by jowl signifie « côte à côte » ou « joue contre bajoue » et on la retrouve dans Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Les auteurs classiques figurent au répertoire de cette compagnie innovatrice qui a revisité Alfred de Musset, Corneille et, bien entendu, Shakespeare. D’origine irlandaise, Declan Donnellan a joué comme amateur pendant ses cinq années d’études en droit à Cambridge. Avec sa compagnie il explore les textes classiques et monte, par exemple, Le Cid (1986) de Corneille, qui connaît un succès retentissant dans toute l’Europe. Invité à Paris par Peter Brook il présente As you like it (Comme il vous plaira, 1995), de Shakespeare, avec une distribution exclusivement masculine. Pour cet artiste, l’art du comédien constitue l’essence du théâtre et il élabore sa réflexion sur le jeu dans un livre, The actor and the target publié en russe (2001) et en anglais (2002).

Sur Cheek by Jowl :

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Teatro de los Andes

© Archivo Teatro de los Andes
Cesar Brie

Avec à son actif une douzaine de spectacles à saveur sociale et politique, le Teatro de los Andes voyage à travers le monde. Depuis 1991, année de sa fondation, la compagnie occupe une ferme abandonnée près de la ville de Sucre, en Bolivie. Le père de cette communauté théâtrale, César Brie, s’exile de l’Argentine en 1976 pour fuir la dictature. Il vit et fait du théâtre au Danemark, en Italie et en Pologne, puis décide de s’établir en Bolivie. Laboratoire de formation et lieu de création, le Teatro de Los Andes compte une dizaine de membres. Leur spectacle La Illiada (2000) relie le passé antique au présent avec des références à la douloureuse histoire sud-américaine et à la monstrueuse bêtise des guerres contemporaines. César Brie nous y montre un Apollon vêtu de cuir, la déesse de la Mer portant des palmes de plongée et un Zeus en complet-cravate. Artistes accomplis sachant danser, chanter, jouer de la musique et exécuter des mouvements acrobatiques, les acteurs passent du tragique au grotesque et évoluent avec quelques objets dans un décor épuré. Le métissage des racines culturelles andines avec des influences provenant de différents horizons culturels donne lieu à un théâtre d’une grande poésie qui assume des responsabilités éthiques reliées à l’engagement politique et esthétique des créateurs.

© Reinhard Manz
La Iliada d'Homère, adaptation et mise en scène de César Brie, Teatro de los Andes (Bolivie), 2003. Présente sur la photo: Maria Teresa dal Pero.

Titre : La Iliada

Adaptation : César Brie d’après Homère

Production : Teatro de los Andes. Bolivie, 2003

Scénographie : Giancarlo Gentilucci

Costumes : Maria Teresa dal Pero, Soledad Ardaya, Alice Guimaraes, Giancarlo Gentilucci

Marionnette : Gonzalo Callejas

Lumières : Giampaolo Nalli et Silvio Martini.

Sur le Teatro de Los Andes :

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La Carnicería Teatro

© Alain Dugas
© Alain Dugas

Les spectacles de La Carnicería Teatro quittent les chemins balisés du théâtre traditionnel pour les sentiers parfois déroutants de l’expérimentation. Fils d’un boucher, né en 1964 à Buenos Aires en Argentine, Rodrigo García crée en 1989 La Carnicería Teatro (le théâtre de la boucherie). Cet auteur, scénographe, plasticien, vidéaste et metteur en scène vit et travaille à Madrid depuis 1986. Auteur influencé par Beckett, Arrabal et Müller, ses textes font preuve d’engagement politique et ont été montés et traduits dans plusieurs pays d’Europe. Les productions hybrides et échevelées de la Carnicería Teatro amalgament la danse, la musique et la performance aux textes irrévérencieux et aux scénographies de García, qui accorde une grande importance au travail physique du comédien. En 2003, Rodrigo García a présenté en Sicile une adaptation altermondialiste de l’Agamamnon d’Eschyle. Le spectacle se termine par une cérémonie militaire où l’on rend hommage à des poulets bien cuits, placés par des mains gantées de blanc dans de petits cercueils recouverts ensuite du drapeau américain. Le ton à la fois pamphlétaire et chaleureux de ce théâtre laisse place à des interventions avec le public, sans rien concéder à la provocation et à la dénonciation des absurdités du monde contemporain.

© Sofia Menendez
After sun , production de La Carnicería Teatro (Espagne), 2003, conception et mise en scène de Rodrigo García. Présent sur la photo : Juan Loriente.

Titre : After sun (présenté à la dixième édition du Festival de Théâtre des Amériques de Montréal)

Texte, scénographie et mise en scène : Rodrigo García

Production : La Carnicería Teatro, Espagne, 2003

Lumières : Carlos Marquerie.

 

Sur Le Carnicería Teatro :

De Rodrigo García, deux pièces traduites en français :

  • Notas de cocina (Notes de cuisine), traduction de Christilla Vasseyrot, Solitaires Intempestifs.
  • After Sun suivi de L’avantage avec les animaux, c’est qu’ils t’aiment sans te poser de questions, traduction de Christilla Vasseyrot, Solitaires Intempestifs.

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Théâtre de Complicité

Actif sur quatre continents, le Théâtre de Complicité se consacre à la création contemporaine en écrivant ses propres spectacles inspirés parfois de textes non dramatiques, comme Light (Lumière, 2000) d’après le roman de Torgny Lindgren. Ce qui n’empêche pas cette compagnie anglaise de produire Le Conte d’hiver (1992) de Shakespeare, Le Cercle de craie caucasien (1997) de Bertolt Brecht ou Les Chaises (1998) d’Ionesco dans une traduction de Martin Crimp. Metteur en scène comptant parmi les fondateurs de la compagnie en 1983, Simon McBurney a acquis une formation théâtrale à l’école de Jacques Lecoq à Paris après des études à Cambridge. Directeur artistique du Théâtre de Complicité, il privilégie la recherche par des ateliers avec les acteurs, de longues heures de répétitions, une exploration scénique qui permet d’intégrer la musique, l’image, le texte et l’action dans un théâtre inventif et vivant qui dérange parfois. Le spectacle Mnemonic (1999-2001) parle du fonctionnement de la mémoire et présente en simultané des histoires se situant à diverses époques. Cette production éclatée, avec une distribution cosmopolite, se déroule à un rythme accéléré mettant à profit une installation scénique faite de rideaux de plastique transparents permettant la surimpression des différents tableaux.

Sur le Théâtre de Complicité :

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