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06:18

Symphonie n° 3 (2007)

Portrait du compositeur Kulesha, Gary

Kulesha, Gary

22 août 1954 -

Vue d'ensemble

Voici une oeuvre du début du XXIe siècle qui suit le modèle d'une oeuvre du début du XIXe siècle, la Sixième Symphonie de Beethoven, dont Kulesha a adopté les éléments « pastoraux », la conception classique et l'esprit joyeux dans sa troisième symphonie. En savoir plus

Biographie

Toronto, 22 août 1954;
vit à Toronto

Gary Kulesha mène une carrière bien remplie, œuvrant à la fois comme pianiste, organiste, chef d’orchestre, chef de chœur, professeur, réalisateur à la radio de Radio-Canada, communicateur, journaliste musical et compositeur. Ses œuvres ont été jouées un peu partout en Amérique du Nord, de même qu’en Europe et en Australie, par des artistes et des ensembles aussi prestigieux que Maureen Forrester, James Campbell, le Cleveland Orchestra, l’Orchestre symphonique de Montréal et l’Orchestre symphonique de Toronto.

Les débuts

Gary Kulesha compose ses premières pièces à dix ans, mais ce n’est que plusieurs années plus tard qu’il envisage sérieusement d’entreprendre une carrière de compositeur. Il est également passionné de poésie mais, en fin de compte, c’est la musique qui l’emportera. Dans les années 1970, il se livre à différentes activités musicales, œuvrant à la fois comme pianiste, organiste d’église, chef de chœur, professeur de musique, chef d’orchestre (dirigeant aussi bien des harmonies de concert que des orchestres), et réalisateur pour la radio de Radio-Canada/CBC à Winnipeg. Diplômé en piano du Conservatoire royal de musique de Toronto avec le titre d’Associate (ARCT) en 1973, il obtient un second diplôme (ARCT) du même établissement, cette fois en composition, en 1978. Il poursuit subséquemment sa formation au Trinity College de Londres, en Angleterre, auprès du compositeur anglais John McCabe et du compositeur états-unien John Corigliano.

Le style

Dans l’Encyclopédie de la musique au Canada, Tim Knight et Evan Ware relèvent que « la musique de [Gary] Kulesha fait preuve de beaucoup de respect et de considération pour le passé, ce qu'il souligne avec d'occasionnelles citations et une approche presque classique de la forme. Elle est souvent liée à un plan tonal global au sein duquel thèmes et motifs créent une force unificatrice et délimitent la structure musicale. Sa préoccupation pour l'effet que peut avoir la mémoire sur l'expérience humaine se traduit par une expression d'émotions riche et variée. [Gary] Kulesha se dit influencé par de nombreuses formes musicales – du chant liturgique du XIe siècle aux musiques populaires contemporaines et spécialement par les œuvres de Bartók, Sibelius et Lutoslawski – qui constituent toutes des sources d'inspiration enrichissant sa propre démarche. »

La musique de chambre

La musique de chambre se taille la part du lion dans l’imposant catalogue de Gary Kulesha. Il compte à son actif plus de soixante œuvres du genre, avec des compositions pour des formations traditionnelles comme le quatuor à cordes, le quintette à vents et l’ensemble de cuivres mais aussi, très souvent, pour des combinaisons d’instruments plus inusitées, comme Three Complacencies pour clarinette basse et tuba; un trio pour flûte, violoncelle et piano; Mysterium Coniunctionis pour clarinette, clarinette basse et piano; Festival Dances pour accordéon, alto, violoncelle, contrebasse et percussions; Fanfare for Queen Elizabeth pour dix trompettes; et le « Quintette-sonate » pour marimba et quatuor à cordes. Plus d’une dizaine de ses compositions sont écrites pour tuba et piano, ou pour le tuba et d’autres instruments. Toujours dans le domaine de la musique de chambre, on lui doit aussi une série de six Concertos de chambre pour différentes combinaisons d’une dizaine d’instruments.

Les autres genres musicaux

La musique orchestrale occupe aussi une place de choix dans son catalogue, avec plus d’une vingtaine d’œuvres incluant trois symphonies, deux concertos pour violon, un concerto pour violoncelle, un concerto pour flûte à bec et un concerto pour une paire d’instruments inusitée, le marimba et la clarinette basse. Sa Celebration Overture est l’une des œuvres orchestrales canadiennes les plus jouées. Ses deux opéras, Red Emma (1995) et The Last Duel (2000), sont des productions intégrales de deux heures chacune. Il a également composé une poignée de pièces électroacoustiques dont une, Angels pour marimba et ruban magnétique, est jouée régulièrement jusqu’à cent fois par année depuis sa création en 1983. Pendant plus de vingt ans, soit des années 1970 au début des années 1990, il a aussi produit de la musique de scène pour un grand nombre de pièces de théâtre présentées à Stratford, mettant son art au service de dramaturges aussi prestigieux qu’Edward Albee, Tennessee Williams, Shakespeare, Ibsen et Euripide.

Œuvres récentes

Parmi ses œuvres récentes, mentionnons son Concerto pour violoncelle créé en 2006 par l’Orchestre symphonique de Vancouver avec la soliste Shauna Rolston, et un Trio avec cor créé à Toronto en 2007 par Joan Watson et les membres du Trio Gryphon. L’année 2008 a été particulièrement fructueuse, avec les créations de sa Sonatine pour orgue par Thomas Annand à Ottawa, de sa Fugue et Postlude par le pianiste Andrew Burashko à Toronto, de son Concerto pour trompette, cor et trombone avec orchestre de cuivres à Toronto, et de sa pièce The Greatness of the New-Found Night par le Toronto Wind Orchestra. L’Orchestre du CNA a donné la création mondiale de sa Troisième symphonie en mai 2009, et l’œuvre a été jouée à maintes reprises depuis. En mai 2009, une œuvre pour voix et piano, Darkness Comes, devenait la nouvelle œuvre canadienne imposée dans le cadre du Concours musical international de Montréal. L’Orchestre symphonique de Winnipeg lui a commandé une pièce pour le New Music Festival qui sera tenu dans la capitale manitobaine en 2011.

Compositeur en résidence

Gary Kulesha a œuvré comme compositeur en résidence à l’Orchestre symphonique de Kitchener-Waterloo de 1988 à 1992, à la Canadian Opera Company de 1993 à 1995, et au Festival d’été de Banff en 2000 et en 2004. Depuis 1995, il agit à titre de compositeur-conseil auprès de l’Orchestre symphonique de Toronto. Il enseigne à l’Université de Toronto.

Kulesha chef d’orchestre

Gary Kulesha est également très actif comme chef d’orchestre et a dirigé la création de centaines d’œuvres. Il est fréquemment appelé à se produire comme chef d’orchestre invité à la tête de plusieurs orchestres canadiens de premier plan, en plus de diriger des séances d’enregistrement pour la radio et le disque. Bien qu’il soit surtout renommé en tant que spécialiste de la musique du XXe siècle, son répertoire est vaste, embrassant toutes les époques depuis les œuvres méconnues de l’ère baroque jusqu’à la musique de notre temps.

Prix et récompenses

En 1990, le Troisième concerto de chambre de Gary Kulesha a été mis en nomination pour le prix Juno de la meilleure composition classique enregistrée sur disque. En 2000, The Book of Mirrors a également été mis en nomination pour le même prix. En 1986, il a été élu Compositeur de l’année par la SDE Canada (Société des droits d’exécution du Canada), devenant du même coup, à trente-deux ans, le plus jeune compositeur à recevoir cet honneur. La même année, il a représenté le Canada à la Tribune internationale des compositeurs à Paris. En mars 2002, il était l’un des trois lauréats du prix de composition du Centre national des Arts, assorti d’une bourse de 75 000 $ (les deux autres étaient Alexina Louie et Denys Bouliane), point de départ d’une étroite relation à long terme avec cet orchestre. À titre de compositeur lauréat du CNA, il agira à la fois comme compositeur, chef d’orchestre et consultant en matière de programmation. En 2009, il était finaliste pour le Prix du premier ministre de l’Ontario pour l’excellence artistique.

Programme de concert

Gary Kulesha : Né à Toronto, le 22 août 1954; habite à Toronto

Gary Kulesha a acquis, au fil des ans, une vaste expérience professionnelle. Il travaille comme pianiste, organiste d'église, chef d’orchestre, chef de chœur, professeur, réalisateur à la SRC, producteur, journaliste pigiste et compositeur. Ses œuvres ont été jouées à travers l’Amérique du Nord, en Europe et en Australie, par des artistes et des ensembles de renom comme Maureen Forrester, James Campbell, le Cleveland Orchestra et le Toronto Symphony. Kulesha a été compositeur en résidence au Kitchener-Waterloo Symphony Orchestra de 1988 à 1991, de même que compositeur en résidence au Canadian Opera Company, de 1993 à 1995. Il est présentement conseiller en composition auprès du Toronto Symphony Orchestra, et il est professeur à la University of Toronto. En mars 2002, Kulesha a été nommé l’un des trois récipiendaires de la Bourse pour compositeurs du Centre national des Arts (ces bourses, d’une valeur de 75 000 $ chacune, ont également été attribuées cette année-là à Alexina Louie et à Denys Bouliane); ce moment marquait le début d’une longue et fructueuse relation entre Kulesha et l’Orchestre du CNA. Sa Troisième symphonie était une commande de l’Orchestre du CNA dans le cadre de ce programme. Au nombre des œuvres récentes de Kulesha, nommons son Concerto pour violoncelle, qui a été présenté en grande première en novembre 2006 par le Vancouver Symphony, avec la soliste Shauna Rolston; nommons également la première, en mars 2007, de son Trio pour cor, présenté par Joan Watson et des membres du Gryphon Trio à Toronto.

Le compositeur avait ces mots à dire à propos de sa Troisième symphonie, qui était présentée en première mondiale lors de ces récitals :« En octobre 2004, j’assistais à un concert de l’Orchestre du Centre national des Arts qui, sous la baguette de Bramwell Tovey, interprétait une de mes pièces. La seconde moitié du concert proposait la Symphonie pastorale (no 6) de Beethoven. Alors que je l’écoutais, j’ai soudainement eu une illumination – j’ai tout de suite su que telle serait la nature de ma Troisième symphonie. Pendant quelque temps, j’ai contemplé intituler cette pièce Sinfonia serenissima, mais la nature de la finale, telle qu’elle émergeait pendant le processus de composition, m’a obligé à mettre de côté ce titre. C’est pourquoi je n’ai pas intitulé l’œuvre. »

« Comme Stravinski et bien des compositeurs avant lui, j’ai souvent travaillé sur mes nouvelles compositions avec des modèles en tête. La Deuxième symphonie a été inspirée de la Quatrième symphonie de Brahms, par exemple. Dans le cas qui nous intéresse, c’étaient les sixième et septième symphonies de Beethoven – j’ai en effet composé cette pièce avec les partitions de Beethoven éparpillées sur mon bureau, à portée de main. La Symphonie en ut de Stravinski m’a également interpellé. Après une longue période d’expérimentation musicale, j’avais redécouvert la musique aux formes traditionnelles, au développement classique. La forme que prend cette composition est la sonate en trois mouvements, le premier et le dernier étant rapides, et celui du milieu étant lent.

« J’ai également découvert que j’avais désespérément besoin de m’amuser davantage dans l’acte de composition musicale. La composition est un processus complexe, un mélange alchimique d’intellect et d’intuition, d’habileté et d’inspiration. La Seconde symphonie est une pièce complexe, tout en détail; sa composition a exigé des grands efforts. Je souhaitais que la nouvelle pièce en soit son corollaire – d’une certaine façon, ma Troisième symphonie est ma symphonie aérienne, soit un véritable contraste avec ma chtonique Deuxième symphonie.

« La musique peut être dramatique et mettre au défi, mais elle peut aussi être pleine de joie et de vie. Trop souvent, lorsque les compositeurs tentent de créer des musiques qui sont lumineuses et positives, ils se tournent vers le passé, composant de piètres imitations de musiques plus déjà connues, ou, pis encore, composant des pièces faciles dans le but, cynique, de gagner l’auditoire. Je crois que nous pouvons aller de l’avant tout en retrouvant la joie qui nous a attirés tous, mélomanes et musiciens, à la musique. C’est ce que j’ai tenté de faire avec cette symphonie. »

Robert Markow

Cette année dans l'histoire: 2007

Histoire, politique et affaires sociales

  • Le recensement canadien de 2006 est émis; la population canadienne en 2006 était de 31,612,897. Les trois territoires (Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut) ont une population combinée de plus de 100,000.
  • Une journée nationale de protestation autochtone, qui comprend des blocus sur plusieurs routes importantes en Ontario et au Québec, est tenue pour protester contre l'état des relations entre Premières Nations et gouvernement fédéral.
  • La Cour fédérale réfute la Loi sur la détention des terroristes présumés qui permet aux étrangers suspectés de terrorisme d'être détenus indéfiniment sans accusation en attendant d'être déportés. La décision de la Cour est en totale opposition avec l'arrêt du gouvernement américain qui soutient de telles détentions.
  • La bulle des États-Unis dans le domaine de l'immobilier éclate et mène à une crise du crédit et de l'hypothèque ainsi qu'à un déclin économique historique.

Nature, science et technologie

  • Une étude de trois ans tenue par un influent comité intergouvernemental sur les changements climatiques conclut que le réchauffement planétaire est fort probablement causé par l'émission et l'accumulation de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.
  • Des scientifiques au Japon et au Wisconsin annoncent qu'ils ont trouvé une façon de reprogrammer les cellules humaines de peau pour se comporter comme des cellules souches, sans avoir à produire ou détruire un embryon.
  • La compagnie d'ordinateurs Apple lance l'iPhone, technologie de « téléphone intelligent ». Il est nommé par TIME « meilleure invention de l'année ».
  • L'ex vice-président Al Gore et le Comité intergouvernemental des Nations unies sur les changements climatiques se voient décerner le Prix Nobel de la paix pour leur travail d'éducation sur les changements climatiques causés par l'homme et les solutions proposées afin de contrer le réchauffement planétaire.
  • Les États-Unis exigent que les voyageurs canadiens aient leur passeport en main quand ils franchissent la frontière. Les Canadiens doivent subir de longues attentes aux divers bureaux qui permettent d'obtenir un passeport un peu partout au pays.
  • Le nombre de soldats canadiens tués en Afghanistan s'élève à 61.
  • Fisher-Price rappelle près d'un million de jouets faits en Chine contenant de hauts niveaux de plomb.
  • L'ex première ministre pakistanais Benazir Bhutto est blessée à mort lors d’un tir et d’une attaque-suicide à la bombe lors d’un rassemblement à Rawalpindi.

Arts, lettres et divertissement

  • La légende du jazz Oscar Peterson meurt.
  • Michael Ondaatje remporte son 5e Prix du Gouverneur général en littérature. Il est l'auteur canadien le plus décoré, avec Hugh MacLennan (The Two Solitudes).
  • La native de Calgary Leslie Feist devient une sensation pop internationale avec son album The Reminder.
  • Lors d'un match des Flames de Calgary, la jeune chanteuse Cree Akina Shirt devient la première personne à chanter l'Ô Canada en langue autochtone à un événement sportif important.
  • Le dernier livre de la série des Harry Potter, Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les reliques de la mort), est lancé et est vendu à plus de 11 millions d'exemplaires en 24 heures, devenant le livre s'étant vendu le plus vite de l'histoire.
  • Des concerts Live Earth se tiennent dans 9 villes importantes du monde pour susciter une action citoyenne contre le réchauffement climatique.