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Symphonie Minute (1994)

Portrait du compositeur Evangelista, Jose

Evangelista, Jose

05 août 1943 -

Vue d'ensemble

La plupart des symphonies sont des œuvres longues, complexes et bien structurées dans lesquelles le compositeur exprime ses pensées les plus profondes. Ici, le compositeur nous réserve une surprise, puisqu'il a condensé tout ce qu'il avait à dire en quatre mouvements minuscules, le tout ne durant que six minutes – cette symphonie « minute » n'a pas volé son titre! En savoir plus

Biographie

Né à Valence, en Espagne, le 5 août 1943;
vit actuellement à Montréal.

Comme beaucoup d'autres compositeurs, José Evangelista a d'abord acquis une formation dans un domaine tout autre que la musique (dans son cas, la physique et l'informatique). Par ailleurs, à l'instar de plusieurs compositeurs canadiens célèbres, il est né dans un autre pays (en l'occurrence l'Espagne) et a immigré au Canada qu’il considère comme son pays depuis de nombreuses années. Cependant, une grande partie de la musique d'Evangelista est influencée par son Espagne natale, ainsi que par ses voyages en Extrême-Orient.

Les années d'étude

José Evangelista est né et a grandi en Espagne. Dans son pays natal, il étudie la musique tout en effectuant parallèlement des études poussées en physique et en informatique, mais après son arrivée au Canada en 1969 et son installation à Montréal en 1970, il décide de consacrer sa vie à la musique. Il étudie la composition à l'Université de Montréal avec André Prévost de 1970 à 1973 et à l'Université McGill avec Bruce Mather de1976 à 1983. Evangelista a aussi fait des études spécialisées en musique à Darmstadt (1974 et 1984), en Birmanie (1986) et en Indonésie (1976 et 1980).

Activités à Montréal

Au cours de son séjour en Indonésie, Evangelista assimile les styles musicaux du gamelan balinais et javanais et crée, à son retour à Montréal, l'Atelier de gamelan balinais de l'Université de Montréal. Toujours à Montréal, il est membre fondateur des Événements du Neuf et de Traditions musicales du monde, et, de 1987 à 1994, il siège au conseil d'administration de la SMCQ (Société de musique contemporaine du Québec). En 1979, il devient membre du corps enseignant de l'Université de Montréal, où il enseigne la composition, l'analyse et la musique du monde jusqu'à son départ en retraite, en juillet 2009. De 1993 à 1995, Evangelista est compositeur résidant à l'Orchestre symphonique de Montréal, ensemble qui a interprété plusieurs de ses compositions.

Commandes et interprétations

Evangelista a reçu de nombreuses commandes de plusieurs organisations prestigieuses, notamment de l'Itinéraire (Paris), du Quatuor Kronos, du Groupe vocal de France, de la SMCQ, de la SRC, du guitariste Narcisso Yepes et du Conseil espagnol de la musique. Ses œuvres ont été jouées au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Australie, par des formations telles que l'Ensemble Modern (Francfort), le Nieuw Ensemble (Amsterdam), Music Projects (Londres), l’Orchestre philharmonique de Radio-France, l'Orchestre symphonique de Montréal, I Musici de Montréal et le Nouvel Ensemble Moderne (Montréal).

Sa musique

Le compositeur résume ainsi son orientation stylistique : « José Evangelista poursuit une démarche qui l'amène à explorer diverses façons de composer une musique basée exclusivement sur la mélodie. Il a ainsi mis au point, autant pour divers instruments que pour l'orchestre, une écriture hétérophone où la ligne mélodique, engendrant des échos d'elle-même, crée une illusion de polyphonie. Sa musique prend ses racines dans une vision très large de la tradition : à ses origines espagnoles se sont greffées l'influence du gamelan indonésien, de l'avant-garde occidentale et des musiques modales. »

Evangelista a composé quatre œuvres inspirées par ses voyages en Indonésie : Motionless Move, Merapi, O Bali et O Java. Parmi les compositions influencées par l'Espagne, il faut mentionner Air d’Espagne, Monodias Espanolas, Nuevas Monodias Espanolas et Spanish Garland. On lui doit deux opéras : Exercices de conversation (Lyon, 2000, basée sur la pièce éponyme d’Ionesco) et Manuscrit trouvé à Saragosse (Montréal, 2001, sur un livret d'Alexis Nous, d'après Potocki).

Prix et distinctions

Evangelista collectionne les prix, les récompenses et les distinctions depuis sa jeunesse en Espagne. À Madrid, en 1974, il remporte le prix Arpa de oro pour sa composition En guise de fête. Le ministère espagnol de la Culture lui remet un prix spécial en 1982 pour Vision et, en 1984, son œuvre intitulée Clos de Vie (In memoriam Claude Vivier) est choisie comme œuvre recommandée par la Tribune internationale des compositeurs de l'UNESCO et exécutée l'année suivante au Festival ISCM, en Hollande. En 1997, il remporte le prix de la SOCAN.

Programme de concert

José Evangelista : Né à Valence, en Espagne, le 5 août 1943; vit actuellement à Montréal

Evangelista résume ainsi son orientation stylistique : « Le compositeur poursuit une démarche qui l'amène à explorer diverses façons de composer une musique basée exclusivement sur la mélodie. Il a ainsi mis au point, autant pour divers instruments que pour l'orchestre, une écriture hétérophone où la ligne mélodique, engendrant des échos d'elle-même, crée une illusion de polyphonie. Sa musique prend ses racines dans une vision très large de la tradition : à ses origines espagnoles se sont greffées l'influence du gamelan indonésien, de l'avant-garde occidentale et des musiques modales. »

Le compositeur présente de la manière suivante sa Symphonie minute, œuvre dont l'exécution dure six minutes : « Cette œuvre brève en quatre mouvements arbore en miniature la structure d'une symphonie. La musique est plutôt nerveuse et légère, les tempos rapides. À ce titre, cette œuvre diffère de la majorité des symphonies du répertoire qui sont surtout des œuvres de grande envergure, à la fois par leurs dimensions et par leur instrumentation, en plus d'être profondément expressives. Ma symphonie comprend quatre mouvements contrastants : le premier, intitulé Envol, est construit sur un thème très rapide qui suggère un oiseau en plein vol. Mélopée [chant récité] présente une mélodie mélismatique de type improvisé qui ne cesse de prendre de l'ampleur et de monter en intensité. Combat propose une musique extrêmement rythmique entrecoupée de moments calmes. Et enfin, le Presto chromatique est composé de lignes musicales rapidement ascendantes et descendantes. L'œuvre est dédiée à mes enfants. »

Robert Markow

Cette année dans l'histoire: 1994

Histoire, politique et affaires sociales

  • L'Accord de libre-échange nord américain (ALÉNA) entre les États-Unis, le Mexique et le Canada entre en vigueur le 1er janvier.
  • Jacques Parizeau du Parti québécois défait le Parti libéral du Québec, au pouvoir depuis neuf ans.
  • Nelson Mandela est intronisé premier président noir d’Afrique du Sud.
  • L’UNESCO inaugure la journée mondiale des professeurs.
  • Le président américain Bill Clinton et le président russe Boris Eltsine signent les Accords du Kremlin, qui stoppent la visée de missiles nucléaires vers des cibles dans les deux pays, et permet le démantèlement de l’arsenal nucléaire en Ukraine.

Nature, science et technologie

  • La première version du fureteur Netscape Navigator est lancée.
  • Le tunnel sous la manche, qui a pris 7 ans à compléter (et 15,000 travailleurs), ouvre entre l’Angleterre et la France. Les voyageurs peuvent passer en voiture d’un pays à l’autre en 35 minutes.

Arts, lettres et divertissement

  • Le Prix Giller (maintenant Prix Scotiabank Giller), le prix littéraire canadien le mieux doté, est établi par l’homme d’affaires torontois Jack Rabinovitch à la mémoire de sa femme Doris Giller. Une bourse de 50,000 $ est remise au meilleur roman ou recueil de nouvelles canadien de l’année.
  • Bill Richardson reçoit le Prix Stephen Leacock pour son livre Bachelor Brother’s Bed and Breakfast.
  • Le sixième film d’Atom Egoyan, Exotica, est lancé et remporte le prix de la critique (FIPRESCI) au Festival de Cannes.
  • La chanteuse canadienne Céline Dion épouse René Angélil. Elle lance Céline Dion à l’Olympia et devient l’artiste francophone connaissant les plus grosses ventes. Au Royaume-Uni, elle trône au sommet des palmarès au niveau album et singles.
  • Le comédien canadien John Candy meurt. Parmi ses films, on compte Splash, Stripes, Planes, Trains and Automobiles et son dernier, Canadian Bacon.
  • Kurt Cobain du groupe Nirvana meurt dans sa maison de Seattle, victime de ce qui sera officiellement considéré un suicide par coup de feu à la tête.