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17:30

From the Diary of Anne Frank (1970)

  • Compositeur: Morawetz, Oskar
  • Chef d'orchestre: Chmura, Gabriel
  • Soloiste(s): Schmiege, Marilyn (mezzo-soprano)
  • Date de concert: 1988-04-28
  • Enregistrement avec l'aimable autorisation de CBC Radio 2
Portrait du compositeur Morawetz, Oskar

Morawetz, Oskar

17 janv. 1917 - 13 juin 2007

Vue d'ensemble

Un épisode du célèbre Journal d'Anne Frank sert d'inspiration à cette composition dans laquelle la chanteuse prête sa voix aux pensées troublées d'Anne, sur une des musiques les plus émouvantes de Morawetz. En savoir plus

Connexion Musicale

L'esprit du temps

Les compositeurs canadiens témoignent souvent de leur époque dans leur musique. Le présent guide d'apprentissage illustre les techniques et les approches qu'utilisent les compositeurs pour réagir aux événements de leur époque. En savoir plus

Biographie

Né à Svetlá nad Sázavou, Tchécoslovaquie (aujourd’hui République tchèque), 17 janvier 1917;
décédé à Toronto, 13 juin 2007

En 2007, le Canada perdait l’un de ses compositeurs les plus éminents, les plus couverts d’honneurs et les plus joués. Au-delà de 120 orchestres ont interprété la musique d’Oskar Morawetz sur cinq continents, sous la direction de chefs d’orchestre de la trempe de Zubin Mehta, Charles Dutoit, Kurt Masur, Seiji Ozawa et Andrew Davis. Ses œuvres ont été jouées par des artistes aussi célèbres que Jon Vickers, Glenn Gould, Anton Kuerti, Ben Heppner, Itzhak Perlman, Yo-Yo Ma et l’ensemble Canadian Brass. En 1979, à l’occasion du cinquantième anniversaire de Martin Luther King, son Memorial to Martin Luther King a été radiodiffusé dans vingt-quatre pays, et par 250 stations de radiodiffusion aux États-Unis seulement. En 1994, la SOCAN lui a remis le prix Jan V. Matajcek pour la musique de concert, décerné à un compositeur pour un nombre inégalé d’interprétations d’une grande variété de ses œuvres, exécutées par des chefs d’orchestre et des interprètes de renommée mondiale.

Années de formation

Morawetz naît dans une petite localité située à 120 kilomètres au sud-est de Prague. Il se destine d’abord à la foresterie avant de bifurquer vers la musique, qu’il étudie à Prague, puis à Vienne et ensuite à Paris. Il possède un talent rare : celui de réduire, à vue, des partitions pour orchestre en les exécutant au piano. Recommandé pour un poste d’assistant chef d’orchestre à l’Opéra de Prague à dix-neuf ans, il décline l’offre. Chassé d’Europe par la montée du nazisme, Morawetz trouve successivement refuge en Italie, aux îles Canaries et en République dominicaine. Il arrive finalement au Canada en 1940, poursuivant ses études au Conservatoire royal de musique de Toronto et à l’Université de Toronto. Bien qu’il ait obtenu un doctorat en 1953, Morawetz se considère essentiellement comme un compositeur autodidacte. Il est naturalisé Canadien en 1946.

Premières œuvres et avalanche de prix

Vers la fin de ses études de baccalauréat au Conservatoire royal, Morawetz écrit son premier quatuor à cordes. Ce premier essai est couronné du prix de la Société canadienne des droits d'auteurs (CAPAC) en 1945. La même année, il écrit sa première œuvre pour orchestre, Carnival Overture, dont le caractère slave n’est pas sans évoquer son illustre compatriote Dvorák. Sir Ernest MacMillan dirige l’œuvre à Montréal plus tard dans l’année, et elle deviendra l’une des compositions les plus jouées de Morawetz dans la seconde moitié du XXe siècle. L’année suivante, il reçoit à nouveau le prix de la CAPAC pour sa Sonata Tragica pour piano. En 1962, son Concerto pour piano remporte le premier prix dans le cadre d’un concours parrainé par l’Orchestre symphonique de Montréal. Zubin Mehta dirige cette pièce, avec Anton Kuerti comme soliste, en 1963. Le maestro Mehta dirige aussi la création de sa Sinfonietta pour instruments à vent et percussions, pour laquelle Morawetz mérite une autre récompense, le Prix de la critique au Concours international de musique contemporaine de Cava dei Tirreni, en Italie, en 1966.

Une veine tragique

Bien que beaucoup des premières compositions de Morawetz soient empreintes de gaieté et de légèreté (par exemple, Carnival Overture, Divertimento pour cordes, Overture to a Fairy Tale, The Railway Station, Souvenirs from Chilhood et l’opérette Father William), tout autres sont ses œuvres de maturité et de vieillesse, qui expriment souvent la tristesse, la tragédie et la souffrance. Ses chefs-d’œuvre Memorial to Martin Luther King (1968) et From the Diary of Anne Frank (1970) sont représentatifs de cette veine plus sombre. Comme il le notera lui-même, « les drames importants de la vie (…) sont tragiques par nature. » Ayant quitté l’Europe in extremis, tout juste avant que la guerre n’embrase le continent, et sachant à quelles horreurs il a échappé de peu, Morawetz est particulièrement sensible à la souffrance et aux tragédies humaines. Outre les œuvres susmentionnées, on peut citer, dans le même esprit, Who Has Allowed Us to Suffer? (une composition qui intègre aussi des extraits du Journal d’Anne Frank), Psalm 22 (sur les dernières paroles du Christ en croix : « Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné? »), A Child’s Cry from Izieu (pour violon et piano, une œuvre commémorant le triste sort subi à Auschwitz par 41 orphelins du village français d’Izieu), Passacaglia on a Bach Chorale (à la mémoire de John F. Kennedy), Crucifixion (à la mémoire de Martin Luther King) et Prayer for Freedom (sur les souffrances et les humiliations subies par les hommes et les femmes de race noire).

Autres œuvres

Beaucoup des œuvres les plus connues de Morawetz sont écrites pour orchestre, mais la musique de chambre occupe aussi une place importante dans son catalogue. Cette part de sa production inclut des sonates pour violon (3), pour flûte, pour hautbois, pour clarinette, pour basson, pour cor, pour trompette et pour tuba (toutes avec piano). On lui doit aussi un quintette de cuivres et un autre pour une paire inusitée d’instruments, l’alto et la harpe, ainsi que trois quatuors à cordes, dont le plus connu est le deuxième. Un Duo pour violon et piano, œuvre de jeunesse, compte parmi ses compositions les plus fréquemment exécutées, de même que Who Has Allowed Us to Suffer?, très émouvante pièce vocale a cappella. Morawetz a composé plusieurs concertos pour des instruments qui ont rarement droit à un tel honneur : la clarinette, le basson, la harpe et le quintette de cuivres.

La « limpidité » de sa musique

Le fait que la musique de Morawetz plaise tant au public est certainement attribuable, en grande partie, à son constant souci de « limpidité » qui n’a, cependant, jamais pris le pas sur son intégrité artistique. Une pensée mélodique et une vitalité rythmique imprègnent la plupart de ses œuvres, toujours avec la plus grande sincérité. « Depuis mon enfance, la musique représente pour moi quelque chose d'extrêmement émotionnel », affirme-t-il. Le sérialisme, les techniques d’avant-garde et l’utilisation de formules mathématiques sont aux antipodes de son esthétique musicale. Quand on l’accuse d’être réactionnaire, il répond : « Je ne crois pas que l’on peut juger de la valeur d’une oeuvre selon qu’elle a vingt ans d’avance ou de retard sur son temps. Les vrais chefs-d’oeuvre sont ceux qui m’ont subjugué à tel point que je n’avais plus envie de parler à quiconque pour le reste de la soirée. »

Une existence comblée d’honneurs

Il est peu probable qu’un autre compositeur canadien ait récolté davantage de prix, de distinctions, de médailles, d’honneurs et d’hommages qu’Oskar Morawetz. En plus des récompenses susmentionnées, il a reçu des bourses du Conseil des Arts du Canada en 1960, 1967 et 1974. En 1971, pour sa pièce From the Diary of Anne Frank, le Fonds J. I. Segal pour la culture juive au Canada lui a décerné un prix spécial « pour la plus importante contribution à la culture et à la musique juives au Canada ». En 1987, Morawetz est devenu le premier compositeur à recevoir l’Ordre de l’Ontario. Deux ans plus tard, il a été fait membre de l’Ordre du Canada. Également en 1989, son Concerto pour harpe a été couronné d’un prix Juno. En 1992, il a reçu la Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada et en 2001, il remportait son deuxième prix Juno de la « meilleure composition classique » (pour From the Diary of Anne Frank). En 2002, la Médaille du Jubilé d’or de la reine lui a été attribuée. Il a aussi été finaliste aux prix Juno à trois autres occasions, en 1987 pour Overture to a Fairy Tale, en 1991 pour Memorial to Martin Luther King, et en 2008 pour A Child’s Cry from Izieu. En 2008, il a obtenu à titre posthume la Médaille d’argent commémorative de Jan Masaryk pour « avoir fait honneur à la République tchèque ». La musicothèque du nouveau Centre musical du Lac MacDonald, au Québec, a été baptisée en son honneur, et renferme au-delà de mille ouvrages et partitions provenant des archives du compositeur.

Programme de concert

Oskar Morawetz : Svetlá nad Sázavou, Tchécoslovaquie (aujourd'hui République tchèque), 17 janvier 1917; Toronto, 13 juin 2007

Oskar Morawetz était très sensible à la souffrance humaine et aux événements tragiques. Ses œuvres les plus connues sont Memorial to Martin Luther King (1968) et From the Diary of Anne Frank (1970). Morawetz pouvait d'autant plus compatir au destin tragique d'Anne Frank qu'il avait lui-même connu de près la machine de guerre nazie. Le Journal d'Anne Frank fut publié en 1947, mais une vingtaine d'années s'écoula avant que Morawetz puisse se résoudre à le lire, tant ses propres souvenirs de la guerre étaient demeurés vivants et pénibles. Le compositeur a expliqué, au cours d'une entrevue qu'il avait donnée au magazine Maclean’s en 1980 : « À la fin de la guerre, j'ai découvert, comme beaucoup d'autres Juifs, que 90 p. cent de tous nos parents et amis étaient morts dans les camps de concentration, et je me suis senti presque coupable d'être en sécurité au Canada. Cette tragédie était si indescriptible que chaque fois que j'entendais parler du Journal d'Anne Frank, je refusais d'écouter. »

Le destin d'Anne est bien connu, grâce à la publication du journal qu'elle a tenu lorsqu'elle vivait dans la clandestinité avec sa famille à Amsterdam. Pendant deux ans, elle a dû se cacher pour échapper aux nazis. La famille Frank a fini par être découverte (probablement après avoir été dénoncée par un voisin) et internée dans les camps de concentration. Un épisode du journal qui ne figure pas dans les productions télévisée et scénique expose l'inquiétude de la jeune fille quant au destin de sa camarade d'école Lies Goosens, qui avait déjà été capturée et déportée. Morawetz avait été particulièrement impressionné par les réflexions d'Anne au sujet de Lies. Avant de les mettre en musique, il communiqua avec le père d'Anne, qui était toujours vivant en 1969 et habitait la Suisse, afin d'obtenir son autorisation. Les deux hommes devinrent de grands amis. (Otto Frank est mort en 1980, à l'âge de 91 ans.) Morawetz apprit également que Lies était sortie vivante des camps, qu'elle s'était mariée et qu'elle vivait à Jérusalem. Quant à l'homme qui avait hébergé la famille d’Anne à Amsterdam, il habitait désormais à Toronto. Anne est morte juste sept semaines avant la fin de la guerre. Mais son esprit est demeuré vivant dans la musique que son journal a inspirée, témoignant ainsi de sa volonté farouche et offrant un symbole d'espoir pour un monde meilleur.

L'œuvre de Morawetz a été créée le 26 mai 1970 par l'Orchestre symphonique de Toronto et la soprano canadienne Lois Marshall placés sous la direction de Lawrence Leonard. Ce fut un tel événement que la revue Time lui consacra un compte-rendu d'une pleine page. En 1971, Morawetz a reçu un prix spécial du Fonds J. I. Segal soulignant « la plus importante contribution à la culture et la musique juives au Canada ». Lorsque l'ancienne première ministre d'Israël Golda Meir était venue à Toronto en 1974, elle avait demandé à rencontrer Morawetz, et celui-ci lui avait remis un exemplaire de l'édition publiée de sa partition.

Deux ans après sa première au Canada, From the Diary of Anne Frank était présenté au Carnegie Hall. Dans le compte-rendu qu'il avait rédigé pour The New Yorker, le critique Winthrop Sargeant écrivait : « Morawetz est un maître de l'orchestration. Son traitement de la trame orchestrale sous-jacente est extrêmement original, une musique très légère et translucide, tout à fait distincte de la partie vocale. Je ne pense pas que le texte du journal ait besoin d'être mis en relief par un procédé quelconque. La parole d'Anne se suffit à elle-même. Cependant, la composition de Morawetz a des mérites certains. » L'Orchestre philharmonique tchèque, l'Orchestre philharmonique d'Israël et l’Australian Broadcasting Commission ont présenté par la suite l'œuvre de Morawetz.

Les premiers mots d'Anne sont les suivants : « Hier soir avant de m'endormir, Lies m’est soudain apparue. » Immédiatement après, le hautbois et la trompette avec sourdine jouent un motif descendant et mélancolique qui aura un rôle important dans la composition. « Je la voyais devant moi, en haillons, » poursuit le texte. « Oh Anne [s’écrie Lies], pourquoi m'as-tu abandonnée? Aide-moi, oh aide-moi, sauve-moi de cet enfer! » Anne se sent coupable d'être en sécurité, tout au moins pour le moment, alors que sa chère amie est si démunie, et elle exprime son malaise de la manière suivante : « Oh mon Dieu, pourquoi faut-il qu’elle soit frappée si cruellement par le destin alors que moi j’ai ici tout ce que je peux souhaiter? Je ne suis pas meilleure qu’elle. Elle aussi voulait faire le bien. Alors pourquoi ai-je été choisie pour vivre et elle pour mourir peut-être? … Oh Lies, es-tu encore en vie? » Désespérée, Anne implore Dieu : « Défends-la, protège-la, sauve-la et ramène-la à nous! » Pourtant, malgré le chagrin et le désespoir, la musique s'achève paisiblement sur une note d'espoir : « Et je prie pour elle, je prie pour tous les Juifs et tous ceux qui sont dans le besoin. »

Robert Markow

Cette année dans l'histoire: 1970

Histoire, politique et affaires sociales

  • Le gouvernement fédéral présente son livre blanc sur la conversion métrique.
  • L'âge légal pour voter aux élections fédérales passe de 21 à 18 ans.
  • Chaque province a maintenant un programme d'assurance-maladie.
  • La population canadienne atteint un sommet de 21 millions.
  • Le Front de Libération du Québec (FLQ) kidnappe l'attaché commercial de Grande-Bretagne James Cross et exige une rançon de 500,000 $ et la libération de 21 « prisonniers politiques ». Le FLQ est également responsable de l'enlèvement du ministre du travail du Québec Pierre Laporte, qui plus tard sera retrouvé mort dans le coffre d'une voiture.
  • La Crise d'octobre initiée par le FLQ pousse le gouvernement Trudeau à proclamer la Loi des mesures de guerre et à imposer la loi martiale. Des soldats sont dépêchés à Montréal pour protéger la ville d'éventuelles attaques terroristes.
  • Le Canada et la République populaire de Chine acceptent d'établir des relations diplomatiques. Les liens officiels avec Taiwan sont rompus.

Nature, science et technologie

  • La plus haute cheminée du monde (381 mètres) est complétée par Inco à Copper Cliff, près de Sudbury, Ontario
  • Shell Canada introduit l'essence sans plomb au pays.
  • L'utilisation de phosphates dans les savons à lessive est bannie au Canada.
  • Le bateau-citerne Arrow se fend en deux au Capbreton et provoque un déversement majeur de pétrole au large de la Nouvelle-Écosse.
  • La première proclamation de la Journée de la terre est présentée à par le maire de San Francisco Joseph Alioto.

Arts, lettres et divertissement

  • Le comité international olympique accorde à Montréal les Jeux olympiques d'été de 1976.
  • Une exposition de plus de 200 peintures du Groupe des Sept se tient au Musée des Beaux-arts du Canada à Ottawa. Elle marque le 50e anniversaire de la première exposition du groupe.
  • Le pavillon canadien à l'Expo 70 d'Osaka, conçu par Arthur Erickson, remporte un prix important d'architecture.
  • Anne Murray devient la première chanteuse canadienne à vendre plus d’un million aux États-Unis avec la chanson Snowbird.
  • L’historien Donald Creighton publie Canada’s First Century, 1867-1967
  • Robertson Davies publie le premier roman de sa trilogie de Deptford, Fifth Business.
  • Michael Ondaatje publie The Collected Works of Billy the Kid, qui remporte le Prix du Gouverneur général.
  • Anne Hébert publie le roman Kamouraska, qui remporte le Prix des Libraires en France.
  • Le film Mon Oncle Antoine est lancé et remporte 14 prix internationaux, devenant le premier film en français à attirer un public anglophone important.
  • Canadian Brass, « le meilleur ensemble de cuivres au monde » (Washington Post), est fondé.
  • Le peintre Lawren Harris, du Groupe des Sept, meurt.
  • Pierre Berton publie The National Dream: The Great Railway, 1871-1881.

Connexion Musicale

Morawetz (1917-2007) était né dans un pays que l'on appelle aujourd'hui la République tchèque et il est mort à Toronto. Il avait émigré au Canada, mais il avait perdu beaucoup de membres de sa famille et beaucoup d'amis dans les camps de concentration nazis. Cette composition pour soprano et orchestre met en musique un passage moins connu du journal d'Anne Frank dans lequel Anne se remémore sa camarade d'école Lies Goosens qui avait déjà été emmenée en camp de concentration par les Nazis. Le texte qui provient directement de la traduction du journal exprime le sentiment de culpabilité qu'éprouve Anne de se sentir en sécurité alors que son amie est en danger et, partant de là, elle se sent très peinée pour tous les Juifs. Morawetz demanda au père d'Anne l'autorisation d'utiliser ce texte dans sa composition. Les deux hommes devinrent de grands amis. 


L'œuvre fut créée en 1970 par l'Orchestre symphonique de Toronto et la soprano canadienne Lois Marshall placés sous la direction de Lawrence Leonard.

Le module L’Esprit du temps : Les compositeurs réagissent aux influences historiques examine quelques questions importantes concernant les compositeurs canadiens et leur place au XXe siècle. John Weinzweig, Michael Colgrass, Oskar Morawetz, Barbara Pentland, André Prévost et Claude Vivier ont vécu à des époques importantes de l'histoire et en ont subi l'influence. Leur musique fait écho à l'Holocauste, à la répression communiste de l'après-guerre, à la guerre du Vietnam, à l'assassinat de Martin Luther King et des Kennedy, aux manifestations pour la défense des droits civiques, à la montée du pouvoir noir, à la suppression de la démocratie en Tchécoslovaquie, à la lutte contre l’homophobie, à la pollution planétaire et à bien d'autres questions.

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